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La Colombie a annoncé vendredi avoir abattu le chef des Farc Alfonso Cano dans une opération militaire. Sa mort est une victoire stratégique pour le président Juan Manuel Santos, élu l'an passé sur la promesse de mener une lutte sans merci aux guérilleros.

Alfonso Cano dirigeait les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis 2008 et la mort du fondateur du mouvement, Manuel Marulanda Velez. Sa mort, annoncée par le ministre de la Défense, fait suite à celle l'an passé du chef militaire des Farc, Mono Jojoy.

Le succès de l'opération montre que les forces colombiennes, soutenues par la technologie de l'armée américaine, sont maintenant capables de chasser les rebelles jusque dans les coins les plus reculés.

La disparition du chef des Farc ne devrait toutefois pas mettre un terme à cinquante ans d'une guerre qui a fait des dizaines de milliers de victime. Mais elle va amoindrir la capacité opérationnelle du groupe.

Attaques sporadiques

Les Farc contrôlaient il y a de longues années des pans de territoire entiers de la Colombie. Ils sont maintenant plus faibles que jamais mais poursuivent des attaques sporadiques. Les rebelles sont encore présents dans les régions montagneuses et dans la jungle et puisent leurs ressources du trafic de cocaïne et des rançons recueillies après des enlèvements.

La guérilla retient toujours une quinzaine de soldats colombiens et Santos refuse d'ouvrir un dialogue de paix tant que ceux-ci n'auront pas été libérés.

Depuis 2008, les guérilleros ont relâché 20 otages. Dix-neuf autres ont été libérés par l'armée, dont l'ex-candidate à l'élection présidentielle, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

ATS