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La phase de désarmement des combattants des Farc s'est achevée mardi avec la remise de quelque 7000 armes.

KEYSTONE/AP/FERNANDO VERGARA

(sda-ats)

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'apprête à déployer une mission politique en Colombie pour aider les anciens rebelles des Farc à retourner à la vie civile après avoir déposé leurs armes. Après un accord de paix historique, il s'agit du "défi le plus urgent".

Le Royaume-Uni a fait circuler un projet de résolution pour créer cette nouvelle mission et le Conseil doit voter la mesure le 10 juillet, ont indiqué vendredi des diplomates. Une première mission créée l'an dernier était chargée de superviser le désarmement des combattants du mouvement rebelle marxiste.

Cette phase s'est achevée mardi avec la remise de quelque 7000 armes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Le retour à la vie civile de quelque 10'000 combattants des Farc est maintenant "le défi le plus urgent", a estimé l'envoyé spécial de l'ONU Jean Arnault.

Au sein des rebelles prévaut "un profond sentiment d'incertitude quant à leur sécurité après le désarmement et à leur avenir socio-économique", a-t-il ajouté. Le gouvernement colombien et les rebelles des Farc ont demandé au Conseil de sécurité d'autoriser cette nouvelle mission, a assuré M. Arnault.

La résolution britannique établirait une nouvelle présence de l'ONU "pour vérifier la réintégration politique, sociale et économique des Farc, ainsi que la mise en oeuvre des garanties de leur sécurité", a précisé un diplomate du Conseil.

Discussions avec l'ELN

Par ailleurs, le gouvernement colombien et un autre groupe rebelle, l'ELN, ont annoncé vendredi avoir commencé à discuter d'un cessez-le-feu bilatéral. La dernière guérilla active du pays se montre disposée à mettre fin aux enlèvements.

"Nous avons commencé la discussion d'un cessez-le-feu qui comprendra, outre l'arrêt des opérations offensives entre les parties, une aide humanitaire pour la population", a déclaré le chef des négociations pour l'Armée de libération nationale (ELN), Pablo Beltran, à l'issue vendredi du deuxième cycle de discussions à Quito.

Objectif début septembre

Depuis le début de ce dialogue de paix en février, l'ELN a plaidé pour la fin des hostilités. Mais le président colombien Juan Manuel Santos a posé comme condition la fin de certaines pratiques de la guérilla comme les enlèvements, les attaques contre des infrastructures et les extorsions.

"Notre objectif est que ce cessez-le-feu soit opérationnel quelques jours avant l'arrivée de sa Sainteté (le pape François) en Colombie", où il effectuera une visite début septembre, a également déclaré M. Beltran à la ministre des Affaires étrangères d'Equateur, Maria Fernanda Espinosa, qu'il a rencontrée vendredi. Un troisième cycle de négociations avec le gouvernement démarrera à Quito le 24 juillet prochain.

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ATS