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Le franc fort a donné en 2011 du fil à retordre à la Commission de la concurrence (COMCO). L'organe a reçu 400 dénonciations de répercussion insuffisante des gains de change sur le prix des produits importés. Une vingtaine de cas sont à l'examen.

La majorité des annonces, soit 85% d'entre elles, est venue de consommateurs, a indiqué la COMCO mardi. Sur les 400 annonces, 95% ont été transmises au Surveillant des prix. Seuls les cas "exemplaires" ont été traités par le groupe de travail créé pour l'occasion.

Actuellement, cinq enquêtes sont en cours, a expliqué le directeur de la COMCO Rafael Corazza. Elles concernent le fabricant automobile BMW pour entrave aux importations directes et parallèles, la politique de garantie du fabricant de machines à café Jura, la distribution de musique, les produits cosmétiques et le commerce sanitaire en gros.

Forte amende à Nikon

Une seule enquête a abouti l'an dernier. Elle touchait la filiale helvétique de Nikon, accusée d'avoir cloisonné le marché suisse en interdisant aux distributeurs étrangers de vendre des produits en Suisse et aux distributeurs helvétiques de s'approvisionner hors du pays. Le fabricant japonais d'appareils photographiques s'est vu infliger une amende de 12,5 millions de francs.

Les annonces transmises au gendarme de la concurrence ont aussi donné lieu à six enquêtes préalables, dont deux sont terminées, et à 14 observations de marché, dont six ont abouti. L'un de ces cas concerne les fabricants de chaussures de sport Adidas et Nike.

Lutte contre les cartels

Les annonces continuent à arriver. Mais depuis l'intervention de la Banque nationale suisse (BNS) en septembre pour contrer le renchérissement du franc face à l'euro, leur nombre est en baisse, a reconnu M. Corazza.

Outre la force du franc, la COMCO s'est aussi intéressée aux restrictions au commerce en ligne. La lutte contre les accords qui ferment et cloisonnent le marché suisse est également un cheval de bataille de l'instance, a martelé son président Vincent Martenet.

ATS