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Soupçonnant des accords cartellaires entre douze banques, dont UBS et Credit Suisse, la Commission de la concurrence (COMCO) a ouvert une enquête. Le gendarme de la concurrence helvétique veut savoir si les établissements visés ont collaboré en vue d'influencer les taux de références Libor et Tibor, notamment.

L'ouverture de l'enquête fait suite à une auto-dénonciation alléguant que plusieurs instituts auraient influencé les taux de référence interbancaires London Interbank Offered Rate (Libor) et Tokyo Interbank Offered Rate (Tibor). Etablis par des associations bancaires, le Libor et Tibor correspondent au taux d'intérêt moyen que les banques pratiquent lorsqu'elles se prêtent de l'argent entre elles sur les places financières de Londres et Tokyo.

Calculés quotidiennement

Les deux taux sont calculés quotidiennement sur la base de données fournies par un groupe spécifique de banques. Ils servent aussi de référence pour calculer les taux d'intérêts pratiqués sur d'autres types de prêts.

Les autres banques sont Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Citigroup, Deutsche Bank, HSBC, JP Morgan Chase & Co, Mizuho Financial, Rabobank, Royal Bank of Scotland, Société Générale et Sumitomo Mitsui Banking Corporation, a indiqué vendredi la Commission de la concurrence (COMCO).

UBS va coopérer

L'enquête doit permettre d'établir si les traders des banques concernées ont pu, sur la base des accords supposés, bénéficier d'une distorsion des taux les avantageant. Le gendarme de la concurrence soupçonne également les spécialistes en négoce des établissements visés de s'être concertés sur les spreads, à savoir les différences entre les cours d'achat, respectivement de vente, pour des produits dérivés.

Contactée par l'AFP, une porte-parole d'UBS, a indiqué que le numéro un bancaire helvétique prenait "très au sérieux" l'enquête de la COMCO. Elle a assuré que la banque entendait "coopérer entièrement" avec le gendarme de la concurrence.

ATS