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Les familles des victimes du naufrage meurtrier du ferry sud-coréen Sewol se sont rassemblées samedi pour une cérémonie d'hommage en mer, deux ans jour pour jour après la catastrophe. Leur espoir: que l'immense navire reposant au fond de l'océan puisse être renfloué.

Plus de 300 personnes, essentiellement des lycéens, avaient péri lorsque le Sewol avait coulé le 16 avril 2014 au large de l'île de Jindo (sud-ouest). Le drame, principalement causé par des erreurs humaines, avait choqué le pays.

L'espace de chargement du navire avait été illégalement redessiné et était en surcharge, l'équipage était inexpérimenté. De plus, les relations troubles entre l'opérateur et les autorités de régulation ont été mises en avant.

Deux ans plus tard, les familles attendent que le navire de 6825 tonnes soit ramené à la surface. Elles espèrent que neuf corps toujours disparus pourront être retrouvés.

"Fils, où es-tu? Je suis venu pour te voir!", s'est écrié un père depuis le pont du navire des gardes-côtes qui a transporté les proches jusqu'au site du naufrage. "Reviens. Ta mère t'attend!", a lancé ce père éploré, avant de jeter une fleur par-dessus bord, au cours d'une cérémonie retransmise en direct à la télévision.

Quelque 2500 personnes ont pris part à un service commémoratif à Jindo, marqué notamment par un lâcher de milliers de ballons jaunes en hommage aux victimes.

Opération délicate

Séoul avait présenté l'an dernier un plan visant à renflouer le ferry et sélectionné une société chinoise pour mener à bien ce projet à 64 millions d'euros. L'opération devrait commencer le mois prochain, pour aboutir vers la fin juillet.

"L'objectif de notre opération de renflouement est de ramener les neuf corps manquants aux familles", a expliqué cette semaine à la presse Yeon Yeong-Jin, un représentant du ministère de la Mer sud-coréen qui supervise le projet.

Le Sewol repose par plus de 40 mètres de fond, et les autorités craignent que le navire de 145 mètres de long ne se brise en plusieurs morceaux lors du renflouement.

Simon Burthem, architecte naval à TMC, une entreprise de conseil impliquée dans l'opération, estime que l'opération a 80% de chances de réussir. "Renflouer l'épave en un seul morceau depuis une telle profondeur n'a jamais été fait auparavant, donc c'est un projet très, très difficile et stimulant, et en effet une première mondiale", a-t-il déclaré.

ATS