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Les agriculteurs disposeront bientôt d'une nouvelle méthode pour évaluer le caractère durable de leur production (archives).

KEYSTONE/MANUEL LOPEZ

(sda-ats)

Pour que le secteur agricole soit viable, l'agriculteur doit miser sur une production durable. Agroscope a développé un système d'évaluation pour évaluer la pérennité des exploitations agricoles suisses, incluant la dimension sociale.

Le centre fédéral pour la recherche agricole a développé une série d'indicateurs d'impact qui englobent de manière pondérée les aspects environnementaux, économiques et sociaux. Il entend mettre à disposition un outil scientifique pour évaluer la durabilité à l'échelle de l'exploitation agricole, indique jeudi Agroscope dans un communiqué.

La dimension environnementale couvre l'efficience des ressources, le climat, les éléments nutritifs, l'écotoxicité, ainsi que la biodiversité et la qualité du sol. Ces critères permettent d'estimer les répercussions des activités agricoles sur la biodiversité et la qualité des sols.

Durabilité sociale

La durabilité économique d'une exploitation est caractérisée en termes de rentabilité, de liquidités et de stabilité. Ces chiffres-clés sont choisis de manière à appréhender la situation économique d'une exploitation à court et à long terme, mais aussi de manière à décrire précisément les exploitations à forte intensité de capital et de main-d'œuvre.

La dimension sociale, un aspect moins étudié jusqu'ici, réunit trois composantes: le bien-être humain, la qualité esthétique du paysage et le bien-être animal. Ces deux derniers sont plus difficiles à appréhender, le bien-être d'une vache dépendant de nombreux critères comme la liberté de mouvement ou l'absence de douleur. Quant à la "beauté" des paysages, Agroscope se base sur une enquête représentative de la population suisse.

Phase de test

Le projet est encore dans une phase de test. Il s'agit de s'assurer du caractère pratique de la méthode afin qu'elle soit économiquement supportable pour les paysans. Agroscope va donc appliquer ce nouvel instrument d'évaluation dans un certain nombre d'exploitations membres d'IP-Suisse, la plus grande organisation suisse de valorisation des produits agricoles. La Migros, étroitement liée à ce label, est aussi de la partie.

"Nous sommes ouverts à d'autres collaborations", a précisé Gérard Gaillard, collaborateur d'Agroscope. Mais pour l'heure, le système sera testé durant quatre ans, afin de procéder à des adaptations. Le projet implique en effet de collecter des données parfois sensibles comme la rentabilité de l'exploitation ou les conditions de travail des employés. Ce n'est qu'après ces essais que la méthode pourra être mise en oeuvre à grande échelle, selon M. Gaillard.

ATS