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Les enfants placés de force par les autorités jusqu'au milieu du siècle dernier doivent être dédommagés financièrement, exige l'association "netzwerk-verdingt". Ce n'est pas l'avis du Conseil fédéral. Celui-ci prévoit bien des excuses officielles mais refuse de mettre la main au porte-monnaie.

La Suisse ne doit pas seulement s'excuser mais aussi offrir une compensation aux injustices subies par les enfants placés, a indiqué mercredi à l'ats Walter Zwahlen, président de l'association "netzwerk-verdingt". Il confirmait une information du "SonntagsBlick".

Il est encore trop tôt pour articuler des chiffres précis. M. Zwahlen évalue toutefois le total à 1,2 milliard de francs. Cette somme se base sur un dédommagement de 100'000 et 120'000 francs par personne pour environ 10'000 individus concernés.

Jusque dans les années 1970, des milliers d'enfants ont été placés de force en Suisse, souvent chez des paysans. Ils venaient de famille pauvres et nombreuses, de couples non mariés et de mères célibataires. La plupart ont servi de force de main d'oeuvre bon marché. Certains ont en outre subi des violences ou des abus sexuels.

Travail de mémoire

Selon M. Zwahlen, l'association ne cherche pas à faire indemniser les victimes. Beaucoup d'anciens enfants placés considèrent que l'argent ne pourra effacer leur enfance volée. En revanche, il est important à leurs yeux que "la Suisse traite ce problème" et ne passe pas sous silence ce passé douloureux.

Les dédommagements financiers permettraient de venir en aide à des personnes en situation précaire ou à celles souffrant de problèmes psychiatriques après avoir été placés. Travailler sur la mémoire reste central pour M. Zwahlen, un effort qui doit être poursuivi à titre d'"hommage aux disparus".

Quatre cantons se sont déjà excusés

Le Conseil fédéral va organiser une manifestation au printemps prochain pour présenter ses excuses officielles. Quatre cantons l'ont déjà fait: Vaud (2007), Berne, Lucerne et Thurgovie (les trois en 2011).

ATS