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Un Autrichien a été condamné pour avoir tenté de soutirer 170 milliards de francs à l'UBS au nom d'un héritier de l'ancien dictateur indonésien Sukarto. Sur la photo, les établissements de l'UBS et de Credit Suisse sur la Paradeplatz à Zurich (archives).

Keystone/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Un Autrichien qui a tenté de soutirer 170 milliards de francs à l'UBS a été condamné à une peine pécuniaire avec sursis. Il prétendait agir au nom d'un héritier de l'ancien président indonésien Sukarno.

Le prévenu a été reconnu coupable de faux dans les titres. Le tribunal de district de Zurich l'a condamné mercredi à une peine pécuniaire de 270 jours-amendes à 70 francs (18'900 francs), avec sursis pendant deux ans.

Le tribunal a presque intégralement suivi le réquisitoire du Ministère public. La défense a plaidé l'acquittement.

Documents falsifiés

Le tribunal a jugé que le prévenu a utilisé dès 2012 et à plusieurs reprises des documents falsifiés pour demander à l'UBS de lui remettre 170 milliards de francs ayant appartenu à l'ancien dictateur indonésien Sukarno (1901-1970). Cet argent se trouverait sur des comptes bancaires en Suisse, essentiellement à l'UBS et dans une moindre mesure au Credit Suisse.

"Sukarno a tué des millions de gens. Il était cruel. Il a encaissé l'argent de 500 millions de personnes pendant 20 ans", a déclaré l'Autrichien pendant l'audience. Il a expliqué qu'il voulait sincèrement aider les héritiers de Sukarno à récupérer l'argent qui leur appartient de droit.

Le prévenu a encore précisé qu'il avait agi à la demande d'un Bosnien qui prétendait représenter les intérêts de Seno Edy Soekanto, un héritier de l'ancien président indonésien. Cet héritier aurait promis au Bosnien de lui verser 51% de la somme qu'il pourrait récupérer sur les comptes bancaires en Suisse.

Réquisitions de poursuites

Selon l'accusé, le Bosnien lui a fait parvenir des documents prouvant l'existence de la fortune de Sukarno sur des comptes de l'UBS. Le prévenu a alors délivré plusieurs réquisitions de poursuites contre la banque. Compte tenu de la somme astronomique exigée, l'Autrichien a d'abord fait la une de la presse avant de passer deux mois et demi en prison préventive.

L'enquête a permis de rapidement constater que les documents étaient des faux grossiers avec des timbres falsifiés et de nombreuses fautes de frappe. Par exemple, il était écrit "Paradeplate" au lieu de "Paradeplatz" et "Natiuonal Bank" à la place de "Nationalbank".

Le prévenu est un retraité de 61 ans, ancien capitaine de navire. Il dit être aujourd'hui "conseiller d'entreprise". En 2015, il s'était présenté comme candidat à la présidence autrichienne.

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ATS