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Pyongyang a mené deux tests nucléaires l'année dernière et a accéléré son programme de tirs de missiles malgré les sanctions économiques importantes imposées par les Nations unies (archives).

KEYSTONE/EPA KCNA

(sda-ats)

La Corée du Nord a procédé lundi à un nouveau tir d'un missile de courte portée qui a fini sa course dans la zone économique japonaise. Ce tir a suscité des condamnations des capitales étrangères dans un contexte de grandes tensions sur la péninsule.

Il s'agit du troisième tir nord-coréen en trois semaines et du douzième depuis le début de l'année, alors que de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à Pyongyang de poursuivre ses programmes balistique et nucléaire, et que Washington menace Pyongyang d'une intervention militaire.

Tiré depuis la région de Wonsan, sur la côte orientale de la Corée du Nord, le missile de type Scud a parcouru 450 km et atteint une altitude de 120 km, a annoncé l'armée sud-coréenne. L'armée américaine a précisé que l'engin avait volé six minutes avant de finir sa course en mer du Japon.

Prudence au Pentagone

Sur Twitter, le président américain Donald Trump a affirmé que "la Corée du Nord avait montré beaucoup d'irrespect à l'égard de son voisin, la Chine, en tirant un énième missile balistique". Mais "la Chine fait des efforts", a-t-il ajouté. Pékin est le seul allié de taille de la Corée du Nord sur la scène internationale et Washington s'efforce de la convaincre d'accentuer sa pression sur Pyongyang pour qu'il cesse de défier les résolutions et les sanctions de l'ONU.

En dépit des déclarations très fermes de Donald Trump, qui se dit prêt à régler seul le problème nord-coréen, son secrétaire à la Défense James Mattis a estimé dimanche qu'une guerre avec Pyongyang serait "catastrophique".

"Le régime nord-coréen a des centaines de pièces d'artillerie et de lanceurs de roquettes à portée de l'une des villes les plus densément peuplées de la Terre", a-t-il dit dans une interview à CBS News. "Ce régime est une menace pour la région, pour le Japon, pour la Corée du Sud. Et en cas de guerre, il serait un danger pour la Chine et la Russie également".

Abe veut une réaction "concrète"

A Séoul, le nouveau président Moon Jae-In, partisan du dialogue avec Pyongyang, a convoqué une réunion du conseil de sécurité nationale, selon Yonhap. Et la diplomatie sud-coréenne a dénoncé "un défi direct à nos demandes de paix et de dénucléarisation de la péninsule coréenne".

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a de son côté immédiatement condamné ce tir et souhaité une "réaction concrète" avec les Etats-Unis. "Nous ne tolérerons jamais que la Corée du Nord continue ses provocations et ignore les avertissements répétés de la communauté internationale", a-t-il déclaré à des journalistes.

Menace de sanctions renforcées

Ce nouveau tir a été condamné lundi par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui a menacé Pyongyang de sanctions renforcées. La Russie a elle aussi condamné le tir et a appelé à la retenue, notamment "en matière d'activités militaires", a déclaré le premier vice-ministre russe des affaires étrangères Vladimir Titov.

La Chine a pour sa part appelé Pyongyang à ne pas enfreindre les "règles claires" édictées par le Conseil de sécurité au sujet de l'activité de missiles. Elle a également appelé à la retenue.

ATS

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