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De nouveaux modèles multidisciplinaires de soins devraient être développés en Suisse. A deux mois et demi de la votation sur le "managed care", un rapport publié par la Confédération et les cantons plaide pour de telles solutions afin de relever les défis de la médecine de premier recours.

Le projet de promotion des réseaux de soins intégrés en votation le 17 juin est "une première étape importante", a souligné lundi devant la presse le président de Médecins de famille Suisse, Marc Müller, qui a participé à l'élaboration du document.

Et cette révision de la loi sur l'assurance maladie permettra aussi d'affiner la compensation des risques entre caisses maladie, en intégrant la morbidité (taux de malades), a renchéri le directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Stefan Spycher.

Défis à relever

Mais contrairement au "managed care", le rapport publié par l'OFSP et par la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) se limite au secteur ambulatoire de la médecine de premier recours et met au premier plan la prise en charge et non le financement, a tenu à préciser le secrétaire central de la CDS Michael Jordi.

Plusieurs défis devront être relevés: risque de pénurie de praticiens notamment dans les régions rurales, population vieillissante, hausse des traitements de maladies chroniques et aiguës. Il faudra aussi trouver des solutions de rechange à la concentration des hôpitaux, a noté M. Jordi.

Répondre aux besoins

Les nouveaux modèles de soins devraient répondre à ces problèmes. Axés sur la qualité, tout en étant à la fois économique et de proximité, ils devront s'adapter aux besoins des professionnels de la santé en permettant le travail salarié, à temps partiel ou en équipe.

Ils devront aussi miser sur une meilleure répartition des compétences. S'ouvrant d'abord aux infirmiers, ils devraient aussi intégrer à l'avenir physiothérapeutes, diététiciens, pharmaciens ou sages-femmes, de l'avis des cantons et de la Confédération.

ATS