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François Hollande a mis en garde lundi la CGT du risque de disparition du "modèle social français", dans un climat dégradé et au moment où la droite en fait une "vieille lune". Ce syndicat, proche du PCF, est absent de la quatrième conférence sociale du quinquennat.

"Le statu quo n'est plus possible. L'alternative, c'est la réforme ou la rupture. La rénovation du modèle social ou sa disparition", a averti le chef de l'Etat après avoir rencontré quatre syndicats (CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) et le patronat (Medef, CGPME, UPA), au Palais d'Iéna à Paris.

Cette conférence, selon lui, met "les présents, comme les absents" devant leurs responsabilités : "voulons-nous une démocratie organisée et apaisée" ou "nous en remettre à la confrontation?", a demandé le président de la République.

La CGT stigmatisée

Dans un plaidoyer pour le dialogue social, il a rappelé que "certains", à droite, remettent en cause la légitimité des corps intermédiaires, et considèrent le paritarisme comme "une vieille lune de l'après-guerre".

A l'adresse de la CGT, qu'il n'a pas nommément citée, le chef de l'Etat a lancé: "il est commode de ne jamais s'engager à signer le moindre accord en espérant que d'autres le feront à leur place".

La première centrale syndicale n'a signé aucune des grandes réformes de son mandat. La CGT ne voit dans cette conférence qu'une "grand-messe d'experts patronaux", selon son leader, Philippe Martinez.

Le leader de FO très critique

Le chef de l'Etat a salué en revanche les signataires de l'accord sur les retraites complémentaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC) qui ont fait "preuve de responsabilité".

Alors que le climat social s'est tendu après les incidents à Air France, M. Hollande a tenu à rassurer: "je n'accepterai pas, parce que des violences inexcusables ont été commises à Air France, que l'on puisse s'en prendre au syndicalisme".

Il s'est donné pour mission de "rassembler" et de réformer "jusqu'à la dernière minute" de son mandat. Très critique, le leader de FO Jean-Claude Mailly a reproché au chef de l'Etat sa vision "caricaturale" du dialogue social. Le syndicalisme "supporte mal l'autoritarisme social", a-t-il dit.

Durée légale du travail et Smic préservés

Dans le camp réformiste, Laurent Berger (CFDT, proche du PS), a défendu bec et ongles ce dialogue social mais s'est dit "très préoccupé" par le "climat ambiant" où "l'outrance est la condition pour se faire entendre".

Côté patronal, le président du Medef, Pierre Gattaz, a salué le Pacte de responsabilité et proposé à M. Hollande d'y ajouter un "agenda" partagé "pour la croissance et l'emploi".

Le chef de l'Etat a abordé le sujet épineux de la réforme du code du travail - qui n'est pas au menu des travaux - en assurant que la durée légale du travail le Smic et le contrat de travail seront préservés dans le projet de loi prévu début 2016 .

La conférence sociale doit tracer une feuille de route des futures réformes, qui sera annoncée par Manuel Valls à la clôture des travaux.

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ATS