Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Entamées il y a douze jours, les négociations sur le réchauffement climatique jouaient les prolongations samedi à Durban, en Afrique du Sud, pour tenter d'arracher un calendrier d'action. Mais le manque de temps pourrait compromettre l'issue de ce rendez-vous sud-africain.

La France et l'Allemagne ont estimé samedi matin que la conférence climatique de Durban risquait d'aboutir à un échec en raison d'une mauvaise gestion du temps et du départ annoncé de nombreux délégués. "Nous sommes dans la situation la pire qui est celle d'un risque d'échec à cause d'un problème de gestion du temps", a déclaré la ministre française de l'Ecologie.

Le dernier texte âprement discuté toute la nuit propose de s'engager vers un accord incluant tous les pays - contrairement au protocole de Kyoto qui ne concerne que les industrialisés - qui serait adopté en 2015. La date de son entrée en vigueur et sa nature juridique restent cependant floues.

"Il est encore possible d'aboutir à un résultat, mais il reste très peu de temps, certaines délégations doivent partir", a expliqué samedi le ministre allemand de l'Environnement, soulignant que les blocages étaient le fait, "comme depuis le début de la semaine, des principaux émetteurs (de gaz à effet de serre): les Etats-Unis, la Chine et l'Inde".

Le protocole de Kyoto en jeu

Dans la nuit, la ministre française de l'Ecologie, s'interrogeait sur la façon dont les débats ont été menés par la présidence sud-africaine de la conférence: "on commence à s'approcher d'un équilibre et ce serait vraiment dommage que, pour des raisons d'organisation, on ne réussisse pas aller au bout".

Le lancement d'une "feuille de route" vers un traité global est la condition posée par les pays européens pour reprendre de nouveaux engagements dans le cadre du protocole de Kyoto.

Seul traité juridiquement contraignant sur le climat, dont la première période d'engagement s'achève fin 2012, Kyoto revêt une forte charge symbolique pour les pays en développement. Son effondrement serait un signal très négatif deux ans après l'échec du sommet de Copenhague.

ATS