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La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a regretté mardi à Genève l'absence totale de progrès sur le terrain entre Israéliens et Palestiniens. Elle a en même temps affirmé refuser le fatalisme et a relancé l'Initiative de Genève.

A l'initiative du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), quinze représentants israéliens et quinze Palestiniens, de divers bords, se sont réunis mardi à Genève pour faire le bilan des accords de Genève. L'Initiative de Genève, soutenue dès le début par la Suisse, avait été lancée le 1er décembre 2003.

Au terme de la journée, les participants ont convenu de renforcer la mobilisation de la société civile en Israël et dans les territoires palestiniens pour élargir le soutien à la création de deux Etats, un Etat israélien et un Etat palestinien.

Lors d'une cérémonie à l'Université de Genève, devant plus de 600 personnes, la cheffe du DFAE a constaté qu'en huit ans, l'Initiative "a mûri". "Sa notoriété s'est affirmée. Elle est devenue une des références les plus citées pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Il n'y a pas d'autre modèle qui s'attaque avec autant d'obstination et de précision à tous les détails de la paix", a-t-elle dit.

Déception

Elle a rendu hommage aux "pères" de l'Initiative, le Palestinien Yasser Abed Rabbo et l'Israélien Yossi Beilin "qui ont eu le courage extraordinaire de franchir cette ligne rouge qui sépare les politiciens des hommes d'Etat".

Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo ont de leur côté remercié Micheline Calmy-Rey pour son engagement en faveur de la paix. Ils ont proposé qu'elle devienne la présidente honoraire de l'Initiative de Genève, après son retrait du Conseil fédéral en décembre et lui ont offert, en cadeau, une guitare et une montre.

La conseillère fédérale a aussi confié son "immense déception", face à "l'absence totale de progrès sur le terrain". "Il n'y a plus de négociation depuis décembre 2008", a-t-elle constaté.

ATS