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Devant la Conférence du désarmement, Sergueï Lavrov a dénoncé "la position agressive" des Etats-Unis avec leurs armes nucléaires tactiques en Europe.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

La venue de Sergueï Lavrov à Genève a tourné à l'affrontement américano-russe sur les armes chimiques en Syrie, que Damas dit ne plus posséder, et sur le nucléaire. Et le chef de la diplomatie russe appelle les rebelles syriens à l'action pour une trêve humanitaire.

Devant la Conférence du désarmement, M. Lavrov a commencé mercredi par cibler "la position agressive" des Etats-Unis avec leurs armes nucléaires tactiques en Europe. Les citoyens européens doivent s'opposer à cette attitude offensive, a-t-il dit.

Il s'est dit préoccupé par le "changement considérable des positions américaines sur la stratégie nucléaire". Et de dénoncer une "violation flagrante du Traité de non prolifération" (TNP). Son pays avait récemment rejeté la nouvelle posture nucléaire américaine qui renforce le dispositif d'armes à faible puissance.

Mais le chef de la diplomatie s'est arrêté ensuite sur l'utilisation présumée d'armes chimiques en Syrie, notamment dans la Ghouta orientale, de "fausses informations" américaines. L'ambassadeur syrien a même affirmé son pays se conformait à la Convention contre les armes chimiques et "ne possède plus" un tel armement.

Position "anti-syrienne"

Des affirmations qui n'ont pas convaincu son homologue américain Robert Wood. Devant quelques journalistes, celui-ci a accusé Damas de violer la Convention "contre son propre peuple", une "campagne systématique de désinformation" selon la Russie. M. Wood a aussi reproché à Moscou de ne pas honorer ses obligations de garant de la destruction du stock syrien.

Les divergences portent aussi sur le Partenariat lancé récemment par la France contre l'impunité en cas de recours aux armes chimiques. Au total, 25 Etats, dont la Suisse, et l'UE sont associés.

Un format "inapproprié" et "non inclusif" selon M. Lavrov. Cette initiative, également condamnée par Damas, s'est contentée de suivre la position des "Etats-Unis et de leurs associés anti-syriens", a affirmé le chef de la diplomatie russe.

M. Wood ne s'attendait pas à ce que Moscou scande son intérêt pour ce partenariat. Un Etat qui a utilisé son veto à trois reprises "ne semble pas vouloir lutter contre l'impunité" pour l'utilisation d'armes chimiques, a-t-il dit.

"Si les bandits le permettent"

Avant son discours devant la Conférence du désarmement, M. Lavrov a rencontré l'émissaire de l'ONU sur la Syrie. La discussion a porté sur la mise en oeuvre d'un Comité constitutionnel avec tous les acteurs syriens, décidé à Sotchi, a expliqué Staffan de Mistura. Selon M. Lavrov, la priorité est désormais de mettre en oeuvre un cessez-le-feu de 30 jours.

Le chef de la diplomatie russe a estimé que le conflit syrien ne se détériorait pas, "sauf pour les terroristes" comme le Front al-Nousra. Il a rappelé la proposition russe de corridors humanitaires pendant cinq heures par jour, "si les bandits qui contrôlent la Ghouta orientale le permettent".

Avant de laisser entendre que Moscou ne se faisait pas d'illusions. A Alep-Est, les ennemis des Russes "n'avaient pas laissé passer les convois humanitaires", a-t-il affirmé.

Les rebelles doivent aussi lancer des efforts humanitaires dans les zones qu'ils contrôlent. Ils "continuent de bombarder Damas et de bloquer les distributions d'aide et les évacuations de ceux qui souhaitent partir", a-t-il dit devant le Conseil des droits de l'homme.

Il a également affirmé devant la presse qu'il ne s'opposerait pas à une évacuation de 15 jours des groupes terroristes comme le Front al-Nousra et Al-Qaïda de la Ghouta orientale si un accord est possible au Conseil de sécurité.

Mardi soir, plusieurs factions rebelles s'étaient engagées au départ de ces groupes de la région assiégée en échange de l'arrivée d'assistance humanitaire, dans une lettre au président de l'enceinte exécutive onusienne et au secrétaire général Antonio Guterres. Elles mentionnaient un mécanisme en collaboration avec le bureau de M. de Mistura.

Encore en Syrie, M. Lavrov a appelé l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à mener une mission d'évaluation à Raqa, reprise récemment à l'Etat islamique (EI).

Dans l'après-midi, il a renoncé à participer à un débat sur les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme. En présence du Haut comissaire Zeid Raad al-Hussein, son représentant a appelé à une réflexion pour que les activités des Nations unies fassent davantage autorité.

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ATS