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Le salaire des enseignants neuchâtelois se trouve déjà en queue de peloton en comparaison intercantonale, dénoncent les syndicats (image symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Le conflit se ranime entre le Conseil d'Etat neuchâtelois et les syndicats de la fonction publique au sujet des nouvelles grilles salariales. Les syndicats dénoncent un système qui pénalise la majorité des employés. Ils quittent la table des discussions.

Dès le 1er janvier 2017, la rémunération de l'ensemble des titulaires de la fonction publique devrait relever de principes de progression identiques, a indiqué vendredi l'exécutif cantonal. Celui-ci estime que son nouveau modèle, inspiré de la pratique d'autres cantons romands, est "clair, équitable et pérenne".

Il y a deux ans déjà, le Conseil d'Etat avait mis en place un régime transitoire limitant les progressions salariales ordinaires. C'était une contribution de la fonction publique aux efforts d'économies du canton. Mais l'exécutif jugeait aussi que cela permettait de corriger des inégalités de traitement et d'engager la transition vers un système harmonisé et plus cohérent.

Bas salaires perdants

Les syndicats rejettent unanimement cette politique salariale "au rabais" qui leur a été présentée vendredi. Celle-ci réduit le salaire de carrière des enseignants, qui sont déjà en queue de peloton en comparaison intercantonale. Et pour le reste de la fonction publique, les perspectives salariales des basses classes sont rabotées alors que celles des hautes classes sont améliorées.

Le groupe "d'élaboration" mis sur pied au début de l'année par l'Etat avec les partenaires sociaux n'était qu'un "simulacre de négociations", commentent les syndicats dans leur communiqué. Aucune de leurs propositions n'a été prise en compte.

Le gouvernement a seulement voulu "gagner du temps", avant de revenir au schéma rejeté par les syndicats fin 2015, en n'y ajoutant que de "minimes compensations". Les syndicats vont désormais organiser la mobilisation de la fonction publique.

ATS