Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Difficile de gommer la marque Trump, à l'instar de la Trump Tower à New York (archives)

KEYSTONE/AP/MARK LENNIHAN

(sda-ats)

Le directeur du Bureau pour l'éthique gouvernementale aux Etats-Unis juge insuffisants les garde-fous annoncés mercredi par Donald Trump pour empêcher des conflits d'intérêts entre la présidence et son entreprise. Ses deux fils sont chargés de reprendre l'affaire.

"Le plan annoncé par le président élu ne remplit pas les normes suivies par les personnes qu'il a nommées à son gouvernement, ni par chaque président depuis quatre décennies", a déclaré Walter Shaub, directeur de l'Office of Government Ethics, lors d'une conférence de presse à l'Institution Brookings à Washington.

Il a encore souligné que tous les présidents américains depuis Jimmy Carter avaient suivi une norme établie par une loi de 1978, adoptée dans la foulée du scandale du Watergate, en plaçant leurs actifs dans des structures juridiques dites "blind trust", à la gestion indépendante, ou en limitant leurs investissements dans des avoirs sans risque de conflit d'intérêts comme des fonds mutuels.

Les recommandations du bureau à M. Trump, estime M. Shaub, n'ont pas changé: "il doit céder ses parts. Rien d'autre ne permettra de résoudre ces conflits". Tout en concluant: "je ne pense pas que vendre serait un prix trop élevé pour le président des Etats-Unis".

Pas de vente au rabais

Le milliardaire a confirmé mercredi qu'il cédait le contrôle du groupe familial à ses fils Eric et Donald Jr., mais il n'a pas l'intention de vendre ses parts. Celles-ci seront placées dans un "trust", mais qui n'est pas aveugle.

L'avocate qui a présenté le plan lors de la conférence de presse de M. Trump mercredi à New York, Sheri Dillon du cabinet Morgan Lewis, a répondu de façon préventive aux critiques en expliquant que la vente des parts du magnat dans son empire n'était pas faisable.

Selon elle, vendre la marque Trump sans conserver le droit de collecter des royalties mènerait à une vente au rabais. "On ne peut demander au président élu Trump de détruire l'entreprise qu'il a construite", a-t-elle dit.

Quant au "blind trust", "on ne peut pas avoir un vrai blind trust avec des entreprises qui opèrent", a expliqué la juriste. "Le président Trump ne peut pas ne pas savoir qu'il possède la Trump Tower", a-t-elle résumé pour souligner qu'un gestion indépendante de l'empire Trump n'empêcherait pas le président de conserver un intérêt dans le succès du groupe qui porte son nom.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS