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Dix jours de congé paternité pour les fonctionnaires, c'est trop, ont estimé jeudi une majorité des députés du Grand Conseil valaisan. Ils demandent une équité avec le secteur privé, soit 5 jours maximum.

"A l'heure où les économies deviennent indispensables pour boucler notre budget cantonal, comment expliquer une telle générosité de l'Etat", s'est interrogé le PLR, auteur du postulat. Selon le parti, le secteur privé "n'accorde en règle générale que 1 à 3 jours pour le même motif".

Le PLR demande aussi que le congé soit pris dans le mois qui suit la date de l'accouchement. Ceci afin d'éviter qu'il ne serve à "prolonger des vacances" durant un autre moment de l'année.

"Donner du temps au père n'est pas un gaspillage de moyens mais un investissement dans les enfants et les familles", a rétorqué Madeline Heiniger (AdG). Selon la députée, le congé paternité des fonctionnaires doit plutôt servir d'exemple au secteur privé et non l'inverse.

En vain. Les députés ont accepté le postulat par 69 voix contre 32 et 3 abstentions. Il a donc été transmis au gouvernement pour traitement.

Femmes et hommes au foyer

Le PDC, qui se revendique parti de la famille, n'a pas combattu l'intervention visant à réduire le congé paternité des fonctionnaires. Il a défendu un postulat invitant le conseil d'Etat à étudier l'avantage d'une reconnaissance professionnelle pour les femmes/hommes au foyer.

La gauche s'y est opposée, jugeant le postulat PDC "peu clair et farfelu". Il a toutefois été accepté par 56 voix contre 48 et 7 abstentions.

ATS