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Malgré la récente récidive d'un délinquant sexuel, le Conseil fédéral ne veut pas exclure toute sortie pour les personnes faisant l'objet d'un internement. La ministre de la justice Simonetta Sommaruga a néanmoins renvoyé la balle au Parlement.

Le gouvernement regrette cet acte extrêmement grave, s'il se confirme, a dit lundi la socialiste en répondant à la conseillère nationale Natalie Rickli (UDC/ZH). Cette dernière s'est insurgée contre l'opposition du Conseil fédéral à l'une de ses motions exigeant l'interdiction de tout congé pour les personnes internées.

Il faut empêcher que des internés puissent commettre de nouveaux viols, comme il est arrivé en février à Bâle avec un Suisse de 55 ans autorisé à vivre avec un bracelet électronique alors qu'il avait plus de 20 délits sexuels à son actif, a martelé la démocrate du centre.

"Risque d'erreur"

Le système actuel prévoit que hors internement à vie, les autres personnes soumises à un internement bénéficient d'un examen régulier de leur cas, a rappelé Mme Sommaruga. "Il y aura toujours un risque d'erreur", a-t-elle admis.

Le cas survenu récemment devra encore être analysé dans le détail. "Mais on ne peut pas corriger tout le système en raison d'une affaire tragique", a estimé la conseillère fédérale. Le Parlement aura néanmoins le dernier mot, puisqu'il doit encore se prononcer sur la motion exigeant la suppression du droit aux congés.

ATS