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Des corps étaient encore retirés lundi des décombres du quartier de Brazzaville soufflé dimanche par l'explosion d'un dépôt de munitions. Les hôpitaux sous équipés, qui ont enregistré plus de 150 morts, attendent l'aide internationale pour soigner des centaines de blessés.

Un odeur de cadavres commençait lundi à se faire sentir près du périmètre interdit, où des ambulances et des corbillards stationnent, ont constaté des journalistes sur place.

Dans les rues voisines du dépôt de munitions, des centaines d'habitations dévastées offrent un spectacle de désolation. "C'est comme un tsunami sans eau", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Explosions isolées

Parfois des petites explosions isolées se font entendre, provoquant la panique des gens qui se mettent à courir. Des obus éclatés jonchent le sol un peu partout, notamment des roquettes d'Orgues de Staline (lance-roquettes multiples montés sur camion).

Les autorités ont ouvert deux églises et un marché couvert pour accueillir les sans-abri. D'autres lieux doivent être aménagés.

Les hôpitaux de la ville travaillent dans des conditions difficiles après l'afflux de blessés, souvent entassés dans les couloirs et les chambres. Les autorités ont réquisitionné des personnels de santé de toute la ville.

Aide médicale

"Les blessures sont dues à des éclats d'obus ou à des maisons qui se sont effondrées", a précisé une source hospitalière.

La France, le Maroc, l'Union européenne et la République démocratique du Congo voisine notamment, ont annoncé l'envoi de personnel médical et de médicaments. Le Maroc doit ouvrir un hôpital de campagne.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un court-circuit serait à l'origine d'un incendie qui se serait propagé au dépôt d'armes et de munitions du régiment de blindés, en pleine zone d'habitations.

ATS