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Les experts d'UBS révisent en nette baisse leurs prévisions de croissance pour l'économie suisse. Ils s'attendent désormais à une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2% pour cette année et de 0,8% pour l'an prochain, contre respectivement 2,7% et 2,2% émis en juillet.

Raison de cette révision: la vigueur du franc qui pèse lourdement sur les marges des exportateurs, explique UBS Wealth Management Research dans ses dernières perspectives publiées mercredi. Une récession devrait cependant être évitée grâce à la solidité du marché intérieur et à une demande soutenue en provenance des marchés émergents, poursuivent les experts de la grande banque.

Ces derniers rejoignent ainsi dans leurs prévisions leurs collègues économistes de l'unité UBS Investment Research qui, eux, tablaient déjà fin octobre sur une croissance de 2% en 2011 et 0,8% en 2012.

Contraction des bénéfices

Les spécialistes d'UBS ont en particulier observé une forte détérioration de la situation économique dans l'industrie au 3e trimestre. Pour la première fois depuis les trois premiers mois de 2010, l'évolution des commandes est redevenue négative. En parallèle, la demande intérieure pour les biens industriels a stagné.

Bien que la production ait encore augmenté, les chiffres d'affaires sont restés stables. La baisse des prix qui s'en est suivie a entraîné une contraction des bénéfices. De manière générale, le phénomène d'appréciation du franc affecte moins le secteur des services que celui de l'industrie, même si le premier est plus touché qu'aux trimestres précédents.

Selon la Banque mondiale, la part de l'exportation au PIB de la Suisse atteint 51,7%, contre 40,8% pour l'Allemagne et 26,7% pour la Chine. Ces chiffres démontrent l'importance du taux de change du franc pour l'économie helvétique, rappelle en outre UBS dans sa publication "Outlook".

ATS