Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Il faudra un second tour pour désigner le successeur de l'UDC Jean-Claude Mermoud au Conseil d'Etat vaudois. Le premier tour de l'élection complémentaire s'est soldé dimanche par un ballottage général favorable à la gauche.

Avec 44,56% des suffrages, l'écologiste Béatrice Métraux devance le candidat UDC Pierre-Yves Rapaz de 5200 voix. Le viticulteur de Bex recueille 40,33% des voix. Le Montreusien de Vaud Libre, Emmanuel Gétaz, rassemble 10,09% des suffrages.

Ces pourcentages correspondent aux forces respectives des alliances de gauche, de droite et du centre. Les trois candidats semblent avoir eu de la peine à mobiliser pour ce scrutin organisé dans la foulée des élections fédérales. Le taux de participation - 31,26% - est bas et la proportion de bulletins blancs - 3,45% - particulièrement élevée.

Emmanuel Gétaz au 2e tour?

Les candidats affichaient une satisfaction prudente à l'issue du premier tour. Les discussions s'annoncent intenses d'ici le dépôt des listes mardi midi, spécialement autour du maintien ou non du candidat centriste. Ce dernier refusait de se positionner dimanche déjà: "Nous allons réunir tous nos alliés et procéder à une analyse fine des résultats."

Si Emmanuel Gétaz se maintient, le second tour dans trois semaines risque fort d'être une répétition du premier. Dans ce cas, la juriste et syndique verte de Bottens sera élue, la majorité simple suffisant au deuxième tour.

Si l'entrepreneur montreusien se retire, le report des voix des 10% d'électeurs qui ont voté pour lui sera l'un des enjeux du scrutin. M. Gétaz était soutenu par le PDC et le PBD, les Verts libéraux ayant laissé la liberté de vote. Le comportement de l'électorat centriste reste difficile à prévoir.

La victoire dépendra aussi de la capacité des partis à mobiliser leur électorat, malgré la proximité de Noël et des élections générales en mars. La récente élection des conseillers aux Etats vaudois a montré que la gauche réussit mieux à ce jeu-là.

ATS