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Conseil des droits de l'homme vendredi malgré un appel à la grève

Les fonctionnaires internationaux de l'ONU à Genève avaient déjà fait grève pendant une journée la semaine dernière pour protester notamment contre les coupes salariales décidées par une commission à l'ONU (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les votes attendus vendredi au Conseil des droits de l'homme, après un mois de travaux, sont maintenus malgré un nouvel appel à la grève du personnel de l'ONU à Genève. Le président de l'enceinte a précisé que les trois réunions prévues pourront être garanties.

Il est "crucial" que ces votes puissent avoir lieu dans les meilleures conditions, a dit jeudi Vojislav Suc. Il a tenu à saluer le travail de l'ensemble des collaborateurs de l'ONU pour le Conseil des droits de l'homme. Mais il a demandé par ailleurs des garanties minimales pour les discussions attendues pour vendredi.

Le Conseil de coordination des associations de personnel de l'ONU et de ses agences a visé de son côté cette exigence lancée par M. Suc. Il a fait remarquer au Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein, dont le bureau permet au Conseil d'être opérationnel, que la requête du président viole les règles de l'Organisation internationale du travail (OIT).

De leur côté, les employés de l'OIT ont mené une action dès jeudi après-midi, perturbant le fonctionnement de la réunion du conseil d'administration de l'institution.

Il y a une semaine, les travaux du Conseil des droits de l'homme avaient été annulés pour un jour en raison d'un premier jour de grève. Le personnel avait menacé d'étendre ses efforts si la Commission de la fonction publique internationale (CFPI) n'abordait pas les coupes salariales lors de sa réunion dès lundi dernier à New York.

Discussions collectives

Cet organe technique a accepté d'entendre les préoccupations du personnel. Mais il ne s'est pas prononcé sur une annulation des mesures salariales. Un scénario qui rend "important" un second jour de grève, selon le personnel.

Les fonctionnaires internationaux à Genève ont protesté à plusieurs reprises contre les coupes prévues de 5,1% de leurs rémunérations, malgré un compromis trouvé l'année dernière avec l'organe technique sur une réduction de 3%. Ils contestent une décision prise en s'appuyant sur une adaptation controversée du coût de la vie dans la région.

Ils protestent contre l'augmentation du poids des salaires des gouvernements locaux dans le calcul de la rémunération de certains d'entre eux. Mais désormais, ils ne luttent pas uniquement contre les coupes. "Nous voulons une réforme du système et des négociations collectives", a dit il y a quelques semaines la présidente du syndicat des employés de l'OIT.

Dans une résolution adoptée récemment, les employés exigent une évaluation de la structure de la CFPI et demandent aux organisations de suspendre leur collaboration avec elle. Ils réclament un report des décisions prises sur les coupes des rémunérations. Ils sont favorables à un mécanisme qui rassemblerait la CFPI, les employés et les gouvernements. Des procédures légales pourraient encore être prises.

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