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Berne - Christiane Brunner n'arrive pas à se défaire d'une angoisse: que ce 22 septembre le Parlement finisse par élire deux hommes. "Je sais, c'est irraisonné, mais cette peur est en moi", déclare dans "L'Illustré" la socialiste genevoise qui a failli devenir conseillère fédérale.
Sa peur n'est pas seulement liée à son parcours. Et de donner pour exemple la non-élection, en 2003, de la radicale biennoise Christine Beerli, que la syndicaliste a elle-même vécue "comme un traumatisme". On a élu Hans-Rudolf Merz, "alors qu'il avait cent fois moins de compétences, d'assise politique et d'expérience qu'elle. Mais c'était un homme", déclare Mme Brunner.
Selon l'ancienne présidente du PS, "il faut rester attentif, même si dans l'idéal nous devrions nous préoccuper uniquement des compétences". Mais en prétendant, comme l'illustre la grande majorité des discours ambiants, "que nous avons dépassé cette question, nous risquons de nous retrouver dans la situation où il n'y aura plus aucune femme au Conseil fédéral", relève Christiane Brunner.
Et d'enchaîner que la majorité de femmes que la double élection à venir devrait entraîner ne sera que momentanée. Micheline Calmy-Rey devrait bientôt se retirer et il reste des incertitudes sur la réélection d'Eveline Widmer-Schlumpf, note-t-elle dans son interview à l'hebdomadaire romand. "Je suis convaincue que si l'on ne parle plus de représentation des sexes, ce seront très rapidement les femmes qui en feront les frais".
DifférenceL'ex-conseillère nationale revendique le droit à la différence. "Les femmes ne doivent pas devenir des hommes", affirme-t-elle.
Ou, plus précisément, "les politiciens ne doivent pas adopter l'image masculine stéréotypée. Les femmes pratiquent une politique différente, de manière plus pragmatique, davantage centrée sur la recherche de solutions. Dans un exécutif, ce sont des qualités appréciables", juge Christiane Brunner qui confie, elle qui n'avait pas le droit de voter quand elle avait 20 ans, que s'il pouvait y avoir cinq femmes, ça ferait quand même du bien.

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ATS