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Les élus avec permis C étaient au nombre de 34 dans les conseils généraux entre 2012 et 2016, ou 49 si l'on compte les entrées en cours de législature (photo symbolique).

Keystone/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Quarante-neuf élus étrangers détenteurs de permis C ont siégé dans les conseils généraux neuchâtelois pendant la législature 2012-2016. Dans les exécutifs, ils n'étaient en revanche que quatre, d'après un travail universitaire.

Les recherches d'Amit Juillard, qui a présenté son mémoire de master en migration et citoyenneté à l'Université de Neuchâtel en février, montrent que moins de 4% des élus communaux du canton étaient détenteurs d'un permis C entre 2012 et 2016, selon une interview parue vendredi dans L'Express et L'Impartial. Cela correspond à 49 sièges, si l'on compte les élus arrivés en cours de législature.

Dans les exécutifs, "les non-nationaux occupent seulement quatre sièges sur 187, soit environ 2%" du total, poursuit le jeune homme de 28 ans, qui a récolté les chiffres des 36 communes neuchâteloises pendant près d'un an et demi. Et de noter que "logiquement, ce sont les communes qui comptent le plus haut taux d'étrangers qui accueillent le plus de politiciens détenteurs d'un permis C."

Environ 80% d'entre eux se trouvent ainsi dans des communes de plus de 2000 habitants. A elles seules, les communes abritant plus de 10'000 personnes, c'est-à-dire Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Val-de-Ruz et Val-de-Travers, regroupent plus de 40% des politiciens sans passeport suisse.

Pas les mêmes chances

Ces élus sont plutôt de gauche, avec un peu moins de 60% d'entre eux chez les Verts, au PS ou au POP et à solidaritéS. En considérant les ententes communales comme partie de la droite, on est à un peu plus de 40%, note M. Juillard. Selon son mémoire, dans les conseils généraux en début de législature, 11 élus étaient au PS, 8 au POP et solidaritéS, 8 dans les ententes, 6 au PLR et un chez les Verts.

Les chances d'être élu pour un détenteur de permis C ne sont toutefois pas les mêmes que pour un Suisse. "Les chiffres des élections communales de 2012 montrent une différence, même si rien n'indique l'origine des candidats sur les listes", relève l'auteur du mémoire. "Environ 66% des candidats suisses se sont fait élire, tandis que 45% des candidats étrangers ont décroché un siège."

Aussi, plus les communes sont petites, plus les chances sont grandes de passer l'épaule. Dans celles de moins de 500 habitants, 66% des candidats sans passeport suisse sont élus, tandis que seuls 37% le sont dans les villes de plus de 10'000 âmes.

Pas à l'échelon cantonal

L'auteur du mémoire assure qu'il n'existe pas d'éléments statistiques ou d'autres études récentes sur la part d'élus étrangers à Neuchâtel. Il s'agit même des premiers chiffres exhaustifs de ce type sur l'ensemble d'un canton suisse, d'après les quotidiens neuchâtelois. Les données pour la législature 2008-2012 manquaient pour certaines communes en raison de récentes fusions.

Les étrangers résidant dans le canton de Neuchâtel ont le droit de vote communal et cantonal. En 2007, la population a accepté d'octroyer le droit d'éligibilité sur le plan communal à ceux qui disposent d'un permis d'établissement (C). En revanche, près de 60% des votants avaient alors refusé de leur accorder l'éligibilité cantonale. En 2016, ils étaient 54% à la leur refuser à nouveau.

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ATS