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Après une longue discussion très controversée, les délégués du syndicat Unia ont finalement accepté samedi à Olten (SO) la nouvelle convention nationale (CN) pour le secteur principal de la construction. La faible hausse des salaires a été fortement critiquée.

Sur 88 délégués de toute la Suisse présents, 46 ont dit oui à la nouvelle CN, 31 s'y sont opposés et 11 se sont abstenus. Cet accord améliorera le salaire en cas de maladie, de même que la protection contre les licenciement des travailleurs âgés ou exerçant un mandat syndical, a indiqué Unia dans un communiqué.

Faible hausse salariale

Les opposants à cette nouvelle CN ont vivement critiqué la faible hausse de salaire prévue pour 2012. Selon eux, elle est "incompréhensible" dans cette période de bonne conjoncture pour la construction.

Selon la nouvelle convention, tous les salaires minimaux augmentent d'un point de pourcentage. Les travailleurs obtiennent en outre une hausse de salaire de 1%, répartie entre une composante générale de 0,5% et une individuelle de 0,5%.

La nouvelle CN ne règle pas certains points (sous-enchère salariale, perte de salaires en cas d'intempéries), sur lesquels les négociations se poursuivront, précise Unia. Au niveau régional, plusieurs sections de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) Genève, Vaud et Tessin ont déjà contribué à régler ces points.

Verdict le 28 mars

Après des mois de blocage, les partenaires sociaux du secteur ont conclu vendredi une nouvelle CN. Le vide conventionnel qui règne dans la construction en Suisse depuis le début de l'année devrait prendre fin le 1er avril.

A condition que les délégués du syndicat Syna et que ceux de la SSE approuvent l'accord le 28 mars. La nouvelle CN concerne 100'000 travailleurs du gros oeuvre en Suisse.

ATS