Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Dès 2017, la vendange sera tracée en Valais.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le Valais se dotera d'un nouveau système de contrôle des vins dès 2017. Il doit empêcher des irrégularités qui jettent une ombre sur les crus du canton. Il correspond aux nouvelles mesures proposées sur le plan suisse.

Après deux ans de travaux et d'âpres discussions avec les divers partenaires concernés, le Valais a modifié son ordonnance sur la vigne et le vin (OVV). Les nouveautés présentées mardi à la presse doivent permettre une meilleure traçabilité des vins et des contrôles ciblés.

Pour y parvenir, la branche viticole et le canton disposeront d'un nouvel outil informatique baptisé "e -vendanges". Il permettra de comparer la réalité du terrain, les droits de production avec les apports de vendanges et la comptabilité des caves.

La base de données centralisée réduira également la charge administrative pour la branche et le canton, a indiqué Gérald Dayer, chef du service valaisan de l'agriculture. Un panel de caves testera l'outil lors des vendanges 2016, puis il sera généralisé à l'ensemble de la filière dès 2017.

Plus de transparence

La transparence de la filière augmentera également via la mise en place d'un système d'acquis par cépage et d'un meilleur échange d'informations entre les différentes autorités cantonales et fédérales responsables des contrôles. La redistribution de certaines compétences entre le laboratoire cantonal et le service de l'agriculture y contribuera aussi.

L'ensemble des modifications satisfait pleinement l'Interprofession de la vigne et du vin du Valais (IVV), a souligné son président Yvan Aymon. "Nous voulons un marché sain, car la branche est la première victime en cas de tricherie", a-t-il rappelé, faisant allusion à diverses irrégularités qui ont fait polémiques ces dernières années.

Le chemin qui a conduit à la nouvelle OVV a révélé de nombreuses divergences entre les services de l'Etat et la filière du vin. L'IVV elle-même s'est montrée divisée, notamment sur l'autorisation d'utiliser des copeaux et du moût concentré rectifié (MCR) pour édulcorer les vins. Cette autorisation a finalement été retirée, au grand soulagement de la cinquantaine de vignerons, encaveurs et commerçants qui s'y étaient opposés.

ATS