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La controverse était vive en Allemagne après les propos d'Angela Merkel, qui s'est dite prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro si la gauche radicale remet en cause la politique de rigueur budgétaire du pays. L'information, révélée par "Der Spiegel", a échauffé les esprits jusqu'au sein de la majorité politique de la chancelière.

"Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras (gauche radicale, Syriza) dirige le gouvernement après les élections législatives, abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays", selon le site de l'hebdomadaire, qui s'appuie sur "des sources proches du gouvernement allemand".

Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs CDU), auraient changé d'avis. Désormais, ils "jugent supportable une sortie du pays de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro, depuis le sommet de la crise en 2012", affirmait dimanche "Der Spiegel" sur son site Internet.

Pas de "chantage"

Interrogés par l'AFP, la chancellerie et le ministère allemand des Finances n'ont pas souhaité confirmer ou démentir les informations du "Spiegel". "La Grèce a rempli ses obligations dans le passé. Le gouvernement part du principe que la Grèce va continuer à l'avenir de remplir ses obligations envers la troïka" de ses créanciers (UE, BCE et FMI), a déclaré un porte-parole du gouvernement.

Le vice-chancelier Sigmar Gabriel (SPD) a pour sa part assuré dans une interview à paraître dans le journal "Hanoversche Allgemeine Zeitung" que le gouvernement allemand souhaitait le maintien de la Grèce dans la zone euro. "Il n'y a pas eu et il n'y a pas de plans pour le cas contraire", a-t-il dit, notant que la zone euro est devenue plus stable et apte à rebondir ces dernières années.

La démarche est aussi controversée du côté des conservateurs de la coalition gouvernementale. Un haut responsable de la CDU, Christian Bäumler, a adressé une mise en garde dimanche: "en cas de sortie de l'euro, les dettes (de la Grèce) ne pourraient pas être remboursées, et l'Allemagne porterait une part significative du fardeau".

Scénario de menace

Pour les médias allemands, la chancelière et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble tentent de faire pression sur les électeurs grecs ou sur M. Tsipras lui-même.

Ce scénario de menace "est extrêmement risqué". Et "est une erreur", commentait le quotidien "Die Welt", proche des conservateurs. Il "pourrait aussi nourrir l'instabilité en Grèce", poursuivait "Die Welt". Enfin, "les élites politiques grecques pourraient voir dans la menace de Merkel un pur coup de bluff et augmenter au contraire la pression sur leurs créanciers européens".

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ATS