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Face à la persistance du franc fort, la grande distribution s'inquiète de l'évolution de ses chiffres d'affaires. Coop et Manor demandent une nouvelle intervention de la Banque nationale suisse (BNS) pour l'affaiblir encore, afin de lutter contre le tourisme d'achat.

"Tant que que l'euro ne vaudra pas 1,30 franc, le commerce de détail souffrira d'un désavantage compétitif vis-à-vis de l'étranger", a indiqué Bertrand Jungo, patron de Manor, dans le "SonntagsBlick". Il se dit convaincu de la nécessité d'une nouvelle action de la BNS.

Son homologue de Coop, Joos Sutter, a délivré un message identique dans la "SonntagsZeitung". "Mesuré au pouvoir d'achat, un cours de 1,20 franc pour un euro apparaît encore trop bas. Un taux de change minimum fixé à 1,45 franc nous aiderait", selon lui.

"Mais un tel niveau n'est pas réaliste", admet le successeur de Hansueli Loosli depuis septembre dernier à la tête du groupe bâlois. "Nous ne sommes pas naïfs, en revanche nous saluerions un cours plancher arrêté à 1,30 franc."

Achats transfrontaliers

Au-delà de l'attrait de la force du franc pour aller effectuer ses achats en zone frontalière, les patrons de Coop et Manor plaident en faveur d'un allongement des heures d'ouverture en Suisse. Joos Sutter parle d'une nécessité pour répondre à l'offre existant de l'autre côté de la frontière.

Bertrand Jungo ne demande pas une libéralisation totale en Suisse, mais la possibilité de laisser ouverts les magasins jusqu'à 20h00 du lundi au samedi. Pour sa part, Joos Sutter propose de diminuer le montant de 300 francs autorisé actuellement pour les achats de produits alimentaires à l'étranger.

ATS