Douze ans que le peuple auriverde attendait un trophée!

Cette insupportable traversée du désert, au pays du futebol, a pris fin grâce au sacre du Brésil en finale de la Copa América, 3-1 contre le Pérou dans un Maracana en ébullition.

Enfin. Les quintuples champions du monde, revenus bredouilles des trois dernières éditions de la Copa, humiliés chez eux lors du Mondial 2014, ont enfin remporté un titre, le premier depuis 2007. Il s'agit du neuvième couronnement continental de la Seleção, soit cinq de moins que l'Argentine et six de moins que l'Uruguay.

Les Brésiliens ont globalement dominé cette finale sans toutefois l'écraser. Ils le doivent en grande partie à Gabriel Jesus, impliqué sur les deux premières réalisations inscrites sur les... deux premiers tirs cadrés de l'équipe. L'attaquant de Manchester City, qui n'était pas titulaire en début de tournoi, a finalement été l'élément-clef du parcours de la sélection de Tite.

Il a tout d'abord réalisé un festival côté droit pour servir Everton, auteur du 1-0 à la 15e. Il a ensuite marqué lui-même, profitant du bon pressing de Firmino dans le temps additionnel de la première période. Un 2-1 qui allait longtemps tenir.

Car oui, le Pérou avait entre-temps réussi une forme d'exploit en égalisant, par l'inusable Guerrero depuis le point de penalty. Or le Brésil n'avait encore encaissé aucun but dans la Copa 2019 et rêvait de faire comme l'Argentine (1921) et l'Uruguay (1917 et 1987) en allant au titre avec une feuille blanche à faire valoir. Guerrero, avec 14 réussites, est au passage devenu le cinquième meilleur buteur de l'histoire de la compétition.

Seule véritable ombre au tableau, l'expulsion de... Gabriel Jesus à la 70e, pour un second avertissement. Les dernières minutes ont ainsi été irrespirables à Rio et il a fallu tout le talent d'Alisson Becker pour que le Pérou - en quête d'un troisième sacre - ne revienne pas à nouveau. A la 73e, le portier de la Seleção a notamment détourné en corner un tir puissant de Trauco. Une minute plus tard, c'est avec soulagement qu'Alisson a vu le ballon frôler son poteau gauche après une volée de Flores...

Mais le Brésil a tenu, Richarlison a marqué le 3-1 sur penalty à la 90e et Maracana, ce lieu si particulier qui symbolise a lui seul les grandes victoires comme les défaites les plus amères, a pu exploser de joie. Annonçant, déjà, une fête délirante dans tout un pays qui n'en pouvait plus d'attendre.

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