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Des dizaines de milliers de Nord-Coréens ont manifesté dimanche à Pyongyang, menaçant la Corée du Sud de "guerre sacrée". Ce défilé intervient quatre jours après un accord concernant un moratoire sur les essais nucléaires.

Environ 150'000 protestataires, dont de nombreux soldats et étudiants, ont scandé dans la capitale Pyongyang des slogans hostiles à Lee Myung-bak, le président sud-coréen, le qualifiant de "traître" et l'accusant de manquer de respect à Kim Jong-un, le nouveau leader du pays communiste.

Cette manifestation, diffusée en direct sur la télévision publique, semble être la plus importante depuis l'accession au pouvoir en décembre de Kim Jong-un après la mort de Kim Jong-il.

Bombes humaines

Les manifestants se sont rendus sur la place Kim Il-Sung, le père de la Corée du Nord décédé en 1994, en brandissant des portraits géants d'Il-Sung et de Jong-Il. Certains portaient des placards sur lesquels étaient écrits: "Vengeance impitoyable" et "Nous serons des bombes humaines pour protéger le camarade Kim Jong-Un".

Lors de la marche, Ri Yong-ho, général de l'armée très proche du pouvoir politique, a lu un communiqué au ton martial. "Le commandant suprême de l'Armée populaire coréenne déclare une nouvelle fois et de manière solennelle qu'elle déclenchera une guerre sacrée pour anéantir ce groupe de traîtres", a déclaré Ri.

Marches et drapeaux

Le défilé s'est terminé par une série de marches militaires, les manifestants déployant eux de gigantesques drapeaux du pays.

Les relations se sont durcies depuis l'arrivée au pouvoir à Séoul du président Lee Myung-bak, qui a fortement réduit l'aide versée à Pyongyang en la conditionnant au désarmement nucléaire et au lancement de réformes économiques. Plus récemment, Pyongyang a reproché à Séoul d'avoir manqué de respect durant la période de deuil de Kim Jong-il.

ATS