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Deux individus ont volé une corne de rhinocéros lundi dans une maison de ventes aux enchères à Vienne, quelques heures avant que celle-ci ne soit mise à prix, a annoncé mardi un porte-parole de la maison Dorotheum. La corne était estimée à 35'000 euros (43'000 francs).

En fin de matinée lundi, deux hommes parlant anglais ont demandé à examiner hors de leur caisse deux cornes de rhinocéros, en vue des enchères organisées plus tard dans la journée. A la stupéfaction de l'employé du Dorotheum, ils ont saisi les deux cornes et sont partis en courant.

"Un collaborateur a pu arracher une corne à l'un des voleurs", qui a pris la fuite, a déclaré le porte-parole du Dorotheum, Doris Krumpl. L'autre homme a pu sortir dans la rue, se mêler à la foule sur une artère touristique du centre-ville et disparaître avec son butin, malgré l'intervention de la police.

La corne dérobée, d'une valeur estimée à 35'000 euros, pèse 5,68 kg et mesure 98 cm de long. Elle vient du sud du Soudan, où l'animal a été tué dans les années 1930. Elle avait été adjugée aux enchères l'an dernier pour 70'000 euros, mais la transaction avait été annulée. La corne devait être remise à prix lundi.

Phénomène en recrudescence

Le vol de cornes de rhinocéros est en recrudescence à travers l'Europe, où une vingtaines d'actes similaires ont été constatés cette année. Des vols de cornes ou de tête de rhinocéros ont été commis dans des musées, salles de ventes ou chez des antiquaires en France, en Allemagne, en République tchèque, en Suède et au Portugal.

L'engouement pour les cornes de rhinocéros en Asie où elles peuvent se négocier pour leurs vertus médicinales prétendues entre 25'000 et 200'000 euros, en fonction de leur taille, est à l'origine de ce trafic, selon Europol.

La recrudescence des vols de cornes dans les musées coïncide avec une hausse du braconnage de rhinocéros en Afrique.

ATS