Coronavirus: Hong Kong Airlines supprime des centaines d'emplois

Hong Kong Airlines a précisé qu'elle allait licencier 400 employés, les autres devant prendre un minimum de deux semaines de congé sans solde par mois ou travailler trois jours par semaine du 17 février à la fin juin (archives). KEYSTONE/AP/Kin Cheung sda-ats
Ce contenu a été publié le 07 février 2020 - 12:25
(ATS)

Hong Kong Airlines, déjà en difficulté, va supprimer des centaines d'emplois. La compagnie aérienne, numéro deux de l'ex-colonie britannique, a dans la foulée demandé au reste de son personnel de prendre des congés non payés à cause de l'épidémie de coronavirus.

Les mesures strictes d'entrée et de quarantaine imposées par les pays du monde entier ont eu un impact supplémentaire sur la demande de voyages à Hong Kong, a expliqué la compagnie dans un communiqué, ajoutant qu'elle avait dû prendre "des mesures vigoureuses" pour atténuer les difficultés.

Hong Kong Airlines a précisé qu'elle allait licencier 400 employés, les autres devant prendre un minimum de deux semaines de congé sans solde par mois ou travailler trois jours par semaine du 17 février à la fin juin.

"Hong Kong Airlines n'a jamais connu de période aussi difficile au cours de son histoire", a-t-elle déclaré dans un courriel adressé à l'AFP.

"Alors que l'incertitude plane sur la nature évolutive de ce problème mondial, la faible demande de voyages va probablement se poursuivre pendant la saison estivale et nous devons prendre des mesures supplémentaires pour rester à flot", a-t-elle ajouté.

Après Cathay Pacific

L'annonce de la compagnie, numéro deux de la ville-Etat, intervient quelques jours après que Cathay Pacific a déclaré avoir demandé à l'ensemble de ses 27'000 employés de prendre trois semaines de congé sans solde entre mars et juin en raison de l'effondrement de la demande provoqué par la crise sanitaire.

Hong Kong Airlines est détenue par le conglomérat chinois HNA Group, qui cherche à réduire son endettement.

En novembre, elle avait annoncé qu'elle retarderait le paiement des salaires d'une partie de son personnel par manque de fonds, ce qui a déclenché un avertissement des autorités de régulation concernant sa licence.

Bien qu'elle ait réussi à continuer à voler grâce à une injection de fonds, elle n'en a pas fini avec les difficultés financières. Le virus, qui a infecté 24 personnes dans la ville, dont une est décédée, survient au moment où celle-ci se remet difficilement de plusieurs mois de manifestations parfois violentes qui ont mis à mal l'économie, notamment le secteur clé du tourisme.

Le coronavirus, détecté pour la première fois dans la ville de Wuhan, en Chine centrale, fin 2019, s'est propagé pendant les vacances du Nouvel An lunaire, conduisant un certain nombre de gouvernements dans le monde et en Asie à bloquer les vols à destination et en provenance de Hong Kong, y compris des destinations populaires comme Taïwan et les Philippines.

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