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Même s'il y a une lente amélioration, les couleurs de tatouage ne sont pas conformes dans un cas sur deux en Suisse, selon des contrôles effectués par les laboratoires cantonaux. La présence fréquente de colorants interdits n'est pas "du tout acceptable".

"Une première campagne d'analyses effectuée en 2009 avait mis en évidence que trois échantillons sur quatre devaient être contestés", a indiqué mardi l'Association des chimistes cantonaux de Suisse. Le taux de non-conformité est certes en diminution d'environ 25% par rapport à la précédente, mais un échantillon sur deux reste non conforme.

La situation s'est améliorée au cours des deux dernières années en ce qui concerne la présence dans les produits de colorants azoïques, de nitrosamines ou encore d'agents conservateurs non autorisés. Toutefois, des colorants pourtant interdits dans la composition de produits de tatouage et de maquillage sont trop souvent utilisés.

Si les salons de tatouage ne peuvent pas toujours faire confiance aux fabricants quant à la qualité et au respect des normes suisses pour les produits qu'ils commercialisent, ils devraient mieux les contrôler et éviter l'usage de produits qui ne sont pas conformes.

Consommateurs pas conscients

Des exigences auprès des fabricants sont difficiles à fixer, car il existe des législations européennes différentes et la mise sur le marché des produits conformes pour l'Union européenne (UE) et la Suisse reste difficile.

De plus, les fabricants de pigments ont en règle générale développé et testé leurs produits dans d'autres buts, par exemple comme ingrédients de laque pour automobiles. Les données toxicologiques de ces pigments en contact avec des tissus vivants sont lacunaires, voire font totalement défaut, déplorent les chimistes cantonaux.

Peu de consommateurs sont conscients que les ingrédients des couleurs de tatouage et de maquillage permanent ne sont pas placés sous le contrôle ou l'autorisation des autorités nationales de santé.

ATS