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Les soldats qui se sont mutinés mercredi au Mali ont annoncé jeudi la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays, a déclaré jeudi le porte-parole des mutins. Ceux-ci avaient annoncé plus tôt avoir dissout les institutions et décrété un couvre-feu.

"Nous annonçons la fermeture de toutes les frontières, terrestres et aériennes, avec les pays voisins", a déclaré le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du CNRDR (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat) qui dit avoir pris le pouvoir.

Quelques heures plus tôt, les mutins avaient annoncé à la télévision nationale qu'Amadou Toumani Touré n'était plus chef de l'Etat et qu'ils s'étaient emparés du pouvoir. Ils auraient dissout les institutions et décrété un couvre-feu. Ils reprochent l'incapacité des autorités à mater la rébellion touareg dans le nord du pays.

On ignore pour l'heure si les soldats mutinés disposent de soutiens suffisants pour fermer les frontières d'un pays vaste comme deux fois la France. Un peu plus tôt, un journaliste de Reuters avait déclaré que l'aéroport de Bamako était bouclé par des policiers, et non par des soldats mutinés.

Fin du processus électoral

Un soldat mutin avait affirmé que plusieurs personnalités du régime du président Touré avaient été arrêtées, dont le ministre des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, et celui de l'Administration du territoire, Kafougouna Koné.

Le président malien Amadou Toumani Touré, "va bien" et est "en lieu sûr", a déclaré jeudi à l'AFP une source militaire loyaliste à Bamako. Celle-ci a accusé Paris d'avoir apporté une "caution" au coup de force. Le responsable n'a pas précisé si M. Touré était dans la capitale, en province ou hors du pays.

Le coup d'Etat met un terme au processus électoral. Le premier tour de la présidentielle était prévu le 29 avril.

ATS