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Le procès du drame de Perly (GE) s'est ouvert lundi devant le Tribunal correctionnel de Genève. Un homme de 26 ans est jugé pour avoir pris part à une course-poursuite qui s'est terminée par la mort de trois jeunes gens une nuit d'octobre 2007.

L'accusé, qui était le conducteur d'une des deux voitures impliquée dans la course, doit répondre d'homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence, d'infractions graves aux règles de la circulation routière et de mise en danger de la vie d'autrui. La justice lui reproche aussi d'avoir fui les lieux de l'accident.

Pas responsable de l'accident

Le prévenu a contesté devant le tribunal les accusations d'homicide par négligence et de lésions corporelles par négligence. Par la bouche de ses avocats François Canonica et Yaël Hayat, il a rejeté tout lien de causalité entre son comportement et l'embardée spectaculaire de la voiture qui transportait les trois victimes.

"Chaque fois avant de m'endormir, je revois la voiture sortir", a déclaré l'accusé, les larmes aux yeux. L'accident a été terrifiant. La Renault a défoncé la barrière du pont de Perly, a survolé les voies de l'autoroute A1, s'est écrasée 13 mètres plus bas et a pris feu. Un des passagers a miraculeusement survécu.

Le drame s'était noué quelques minutes plus tôt à un feu rouge. Le prévenu, au volant de son Alfa Romeo, s'était arrêté près d'une Mégane, dont le conducteur a commencé à donner des coups de gaz. "Je me suis dit qu'il voulait s'amuser avec moi, or ma voiture avait 50 chevaux de plus que la sienne".

"J'ai eu peur"

L'accusé a alors accéléré à fond pour décourager son rival. "Au début c'était un jeu, je voulais lui montrer que j'avais une voiture plus puissante". Mais ses sentiments changent lorsqu'il voit que le conducteur de la Renault persiste. "J'ai eu alors peur, je me suis demandé ce qu'il me voulait et j'ai voulu m'enfuir".

Après avoir traversé à plus de 130 km/h le village de Plan-les-Ouates (GE), le prévenu, qui connaît bien la région, a freiné par à-coups avant d'aborder le virage du pont de Perly, croyant avoir semé la Renault. "C'est alors que je l'ai vue arriver à grande vitesse sur moi".

ATS