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Les auteurs du premier sondage SSR prévoit un résultat serré pour le vote sur la réforme de la prévoyance vieillesse (archives).

Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Selon le premier sondage SSR, la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020, soumise au peuple le 24 septembre, serait acceptée de justesse. L'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire bénéficie, lui, d'un fort soutien.

Le peuple doit se prononcer doublement sur la Prévoyance vieillesse 2020: d'une part sur la hausse de la TVA en faveur de l'AVS, d'autre part sur la loi dans son ensemble. Un seul "non" ferait échouer toute la réforme.

Une faible majorité de 53% accepterait les deux projets de loi, indique le premier sondage SSR, paru vendredi. 42% des sondés rejetteraient la réforme des retraites et 41% la hausse de la TVA. 5% n'ont pas arrêté leur choix concernant la réforme et 6% pour la TVA.

Malgré le lien entre les deux projets, certaines personnes ont des intentions de vote contraires: 7% se montrent ainsi favorables à une hausse de la TVA, mais rejettent la réforme; 7% veulent l'inverse.

Selon les auteurs du sondage, ces divergences devraient disparaître au fur et à mesure que le lien entre les deux objets gagnera en notoriété. Les opinions ne sont pour l'instant que moyennement formées.

Droite pas si unie

Sans surprise, l'approbation est la plus marquée chez les sympathisants du PS (74%), du PDC (69%) et des Verts (66%). Du côté de l'UDC et du PLR, qui font activement campagne contre la réforme, la base se montre plus partagée: 40% des sympathisants UDC et 45% de ceux du PLR glisseraient un "oui" dans l'urne.

Il existe aussi des dissensions au sein de la base des partisans de la réforme. Elles sont toutefois de moins grande ampleur avec respectivement 26% (les Verts), 24% (PS) et 26% (PDC) d'opinions défavorables.

Jeunes indécis

Bien qu'il s'agisse d'un élément central de la campagne jusqu'à ce jour, le conflit des générations est faiblement marqué, notent les auteurs du sondage. Aussi bien les personnes de 40 à 64 ans que les retraités approuvent la réforme. Les 18-39 ans sont la classe d'âge qui présente le plus d'indécis (12%).

Avec 44% de "non", les femmes, qui verront l'âge de leur retraite relevé à 65 ans en cas de "oui", se montrent légèrement plus sceptiques envers la réforme que les hommes (38%). Elles l'accepteraient toutefois de justesse (51%).

Les différences selon les régions linguistiques sont étonnamment faibles, relèvent les auteurs. Le lieu d'habitation est par contre "clairement significatif". Les habitants des grandes agglomérations se déclarent favorables à la réforme à 58% contre 48% pour ceux qui résident à la campagne.

Si le tendance se poursuit, le conflit entre les villes et la campagne sera, à nouveau, plus prononcé que celui entre régions linguistiques, prévoient les auteurs.

Divers arguments

Avec 71% d'opinions favorables, l'argument des partisans qui rencontre le plus de succès auprès des sondés est celui de conclure un compromis après 20 ans d'immobilisme. Par contre, 62% ne croient pas que la réforme permettra de rééquilibrer les coûts entre générations.

Du côté des arguments avancés par les opposants, celui qui convainc le plus (59%) est que la hausse de l'AVS profite aussi à ceux qui n'en ont pas besoin. L'idée que l'âge de la retraite ne doit pas être augmenté tant que l'égalité salariale n'est pas garantie ne réunit qu'une maigre majorité (51%).

Fort soutien à la sécurité alimentaire

L'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire serait accepté par 65% des votants. Le "oui" est particulièrement marqué en Suisse romande avec 73% d'opinions favorables. Les habitants des campagnes présentent également un taux d'approbation supérieur à la moyenne (69%).

Côté arguments, la nécessité de renforcer la production suisse de denrées alimentaires convainc 79% des sondés. L'argument selon lequel l'article constitutionnel garantirait l'orientation écologique de l'agriculture arrive en seconde position (63%).

L'argument des opposants qui porte le plus (61%) est que l'article constitutionnel consolide les fortes subventions agricoles.

L'enquête, menée entre le 31 juillet et le 10 août par GfS Berne sur mandat de la SSR, a été réalisée auprès de 1205 citoyens des trois régions linguistiques. La marge d'erreur est de +/- 2,9%.

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ATS