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Covid-19: un pas de plus vers le vaccin Moderna

Le laboratoire américain Moderna a déposé lundi une demande d'autorisation de son vaccin contre le Covid-19 aux Etats-Unis. KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER sda-ats
Ce contenu a été publié le 01 décembre 2020 - 03:54
(Keystone-ATS)

Le laboratoire américain Moderna a déposé lundi une demande d'autorisation de son vaccin contre le Covid-19 aux Etats-Unis. De premières vaccinations pourraient ainsi être possibles dès le mois de décembre face à une pandémie toujours en pleine expansion.

Deux semaines après avoir annoncé une efficacité de 94,5% sur la base de résultats préliminaires, Moderna a annoncé que des résultats complets avaient confirmé une efficacité estimée à 94,1%, et qu'il allait donc déposer des demandes d'autorisations conditionnelles de son vaccin. Une demande d'utilisation conditionnelle devait aussi être déposée en Europe.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) devrait ensuite convoquer le 17 décembre son comité consultatif, ce qui pourrait permettre, en cas de feu vert, une distribution dans les jours suivants.

Deux vaccins pourraient alors être disponibles dès le mois de décembre car celui développé par le laboratoire américain Pfizer en collaboration avec l'allemand BioNTech est déjà en cours d'évaluation par la FDA. Cette avancée sur le front des vaccins contraste avec l'accumulation de motifs d'inquiétude liés à la propagation du virus.

Double avertissement

L'OMS a ainsi lancé lundi un double avertissement visant le Mexique et le Brésil. Le patron de l'organisation onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a jugé "très, très inquiétante" la situation au Brésil -où le président Jair Bolsonaro nie la gravité de la maladie- et il a estimé que le Mexique "était en mauvaise posture" avec un nombre de cas et de morts ayant doublé entre mi et fin novembre.

Au même moment, la Colombie a annoncé prolonger encore la fermeture de ses frontières terrestres et fluviales, imposée depuis la mi-mars. Ailleurs dans le monde se poursuivait la flambée de cas de Covid-19, comme en Turquie dont le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi renforcer les restrictions en place depuis dix jours, avec l'introduction d'un couvre-feu total pendant le week-end et partiel en semaine.

Les Etats-Unis s'apprêtaient à subir un essor des contaminations, après les célébrations de Thanksgiving marquées par les déplacements de millions de personnes à travers le pays. "Nous pourrions voir une nouvelle flambée s'ajouter à la flambée" actuelle, a prévenu le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci.

Dans ce contexte, le docteur Scott Atlas, membre de la cellule de crise de la Maison Blanche sur le coronavirus, critiqué pour ses prises de positions contre les mesures de confinement et le port du masque, a annoncé sa démission lundi. Pays le plus endeuillé au monde par la pandémie, les Etats-Unis totalisent plus de 267'000 morts et 13,5 millions de cas.

Au vu de la situation, le Dr Fauci a expliqué ne pas envisager un relâchement des recommandations à ne pas voyager ou des restrictions sanitaires avant Noël. Dans certains Etats comme en Californie, de nouvelles restrictions ont même été mises en place: un couvre-feu à été décrété à San Francisco et Los Angeles a interdit la plupart des rassemblements publics et privés à partir de lundi.

Allègement des restrictions

En Europe, où le rythme des contaminations a décéléré, l'allègement des restrictions se poursuit de manière prudente dans plusieurs pays, comme en Italie et en France, où les bars et les restaurants restent toutefois fermés. Les commerces rouvriront mardi en Belgique mais le confinement partiel restera en vigueur.

Une pétition lancée dans le cadre d'une "Initiative citoyenne européenne" (ICE), dont les promoteurs espèrent recueillir plus d'un million de signatures, vise à faire du vaccin contre le Covid-19 un "bien commun", gratuit et accessible à tous. Le continent, compte désormais plus de 410'000 morts du Covid-19.

Au Proche-Orient, le Liban a entamé de son côté lundi un déconfinement partiel après deux semaines de fermeture quasi-totale du pays. Et après neuf mois d'interruption, les vols intérieurs vont bientôt reprendre en Algérie. Son président, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé rentrer dans son pays "dans les prochains jours" après avoir été hospitalisé en Allemagne pour y être soigné du Covid-19.

La pandémie a fait au moins 1'464'141 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi lundi par l'AFP.

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