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Nada Kiswanson représente l'organisation palestinienne Al-Haq à La Haye, où siège la CPI.

KEYSTONE/AP/MIKE CORDER

(sda-ats)

Une juriste menacée de mort pour avoir fourni des informations à la CPI sur d'éventuels crimes de guerre commis par des Israéliens à l'encontre de Palestiniens a pointé le doigt lundi vers Israël. Elle a appelé Amsterdam à intervenir au plan international.

"Je pense qu'Israël est responsable ou est impliqué d'une manière ou d'une autre: c'est le seul qui gagne à me voir arrêter mon travail", a dit Nada Kiswanson au téléphone à l'AFP, évoquant également "la complexité des techniques utilisées". De son côté, le gouvernement israélien a qualifié ces accusations de "grotesques".

Pour cette juriste, qui représente l'organisation palestinienne Al-Haq à La Haye, où siège la CPI, "une intervention politique est nécessaire": "je pense que le gouvernement néerlandais a un rôle à jouer et doit affirmer que cela n'est pas acceptable sur son territoire".

Prospectus dans le voisinage

La jeune femme, qui a la double nationalité jordanienne et suédoise et bénéficie désormais de mesures de protection, assure être de manière "fréquente" la cible de menaces de mort depuis le début de l'année : appels, courriels, sms, lettres, prospectus distribués dans le voisinage, le dernier message en date remontant à une dizaine de jours.

Pour Nada Kiswanson, "il faut répondre à l'ingérence politique claire par une intervention du gouvernement néerlandais".

"Inacceptable"

Le ministère des Affaires étrangères refuse de commenter l'affaire tant que l'enquête entamée par le parquet n'est pas terminée. Il affirme cependant dans un communiqué prendre le dossier "au sérieux" et que des intimidations ou des menaces contre des représentants d'ONG sont "inacceptables".

C'est vraisemblablement la première fois qu'une personne travaillant avec la Cour pénale internationale fait l'objet de telles menaces aux Pays-Bas. Une autre ONG a depuis affirmé dans un communiqué qu'un de ses employés avait reçu des menaces similaires dans un courriel.

L'Autorité palestinienne avait rejoint la CPI en janvier 2015 et la procureure a ouvert un examen préliminaire, étape préalable à une enquête, afin de décider si elle dispose d'assez d'éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes présumés commis depuis l'été 2014.

L'examen concerne aussi bien les agissements palestiniens que ceux d'Israël, qui n'est elle pas membre de la CPI et conteste les démarches actuelles devant ce tribunal.

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ATS