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La Suisse devrait assurer une offre appropriée en crèches et en études surveillées. Avec la bénédiction du Conseil fédéral, le National a adopté mercredi par 111 voix contre 68 un article sur la politique familiale. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer, avant que le peuple ne tranche.

Selon le nouvel article constitutionnel, la Confédération et les cantons doivent encourager les mesures permettant de concilier vie familiale d'une part et activité lucrative ou formation de l'autre. Le projet mentionne explicitement les structures de jour extra-familiales et parascolaires. Si les efforts des cantons ou de tiers ne suffisent pas, la Confédération devrait intervenir.

Le Conseil fédéral souhaitait qu'il en aille de même pour les avances sur contributions d'entretien. Il a déjà annoncé il y a un peu moins d'un an son intention d'intervenir dans ce domaine. Il s'agirait surtout de venir en aide aux familles monoparentales: leur revenu dépend beaucoup des pensions alimentaires et autres aides, dont les montants varient fortement d'une région à l'autre.

Opposition de l'UDC

Les directeurs cantonaux des affaires sociales se sont prononcés pour une disposition constitutionnelle sur les contributions d'entretien, a fait valoir le conseiller fédéral Alain Berset, tout en précisant que l'intervention de la Confédération serait subsidiaire et n'aurait pas d'incidences financières.

En vain. La droite n'a pas souhaité accorder une nouvelle compétence à la Confédération. Elle l'a emporté par 96 voix contre 80. D'une manière générale, l'UDC, soutenue par une partie du PLR, a fait feu de tout bois contre le nouvel article constitutionnel, jugé inutile.

Il ne fait qu'étatiser la politique familiale au détriment de la responsabilité individuelle, a critiqué Jürg Stahl (UDC/ZH). Et de brandir le spectre d'une hausse des dépenses fédérales. Son collègue de parti Toni Bortoluzzi a été jusqu'à dénoncer un virus du "je m'en mets plein les poches".

ATS