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Plusieurs syndicats, partis, Eglises et organisations de femmes ont créé une alliance pour combattre le travail dominical. Ils entendent lutter contre des horaires toujours plus flexibles et soutiennent le lancement d'un éventuel référendum contre l'extension du travail dans les shops des stations-service.

Selon ces organisations, le dimanche ne doit pas être sacrifié à des considérations économiques. Il doit être préservé comme jour de repos, consacré à la famille et aux activités sociales.

Depuis 2006, les magasins peuvent ouvrir ce jour-là dans les grandes gares, comme l'a souhaité le peuple, a rappelé mercredi devant les médias à Berne Kurt Regotz, président du syndicat syna. Mais les patrons refusent toujours une convention collective de travail (CCT) pour le personnel concerné.

Par ailleurs, selon M. Regotz, une extension des heures d'ouverture des commerces ne crée pas de nouveaux emplois, mais des horaires éclatés et des conditions précaires, avec des employés mal payés qui travaillent sur appel.

Risques pour la santé

Les femmes sont plus concernées, car elles sont nombreuses à travailler dans le commerce de détail. Or les crèches sont fermées le dimanche, ce qui est problématique pour les mères qui élèvent seules leurs enfants, a relevé Erika Hofstetter, du comité de la Ligue suisse des femmes catholiques.

Président de la société suisse de médecine du travail, Klaus Stadtmüller a pour sa part énuméré les problèmes de santé encourus par les personnes qui travaillent le dimanche, en équipes qui se relayent, ou de nuit: troubles du sommeil, de l'appétit et de la digestion, stress ou dérangements psychiques.

Certaines études évoquent même une augmentation des cancers du sein et de la prostate lors du travail de nuit.

Outre de nombreux syndicats, la nouvelle "alliance pour le dimanche" regroupe notamment le PS, les Verts, le PEV, le parti chrétien-social, les femmes protestantes en Suisse, l'Eglise évangélique méthodiste ou la Société suisse de médecine du travail.

ATS