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Vue aérienne du camps de migrants à Calais qui a fermé en 2016 (archives).

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

Deux centres pour migrants vont ouvrir "dans les dix jours" dans le nord de la France, selon le gouvernement français. La région fait face à un nouvel afflux de candidats à l'exil espérant traverser la Manche et passer en Angleterre.

"Nous ne voulons pas recommencer les mauvaises expériences du passé et nous ouvrirons deux centres assurant l'hébergement et l'examen des situations de ces personnes" présentes actuellement à Calais, a déclaré lundi le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Les deux centres, situés chacun à environ 90 kilomètres de Calais, à l'intérieur des terres, disposeront d'un total cumulé de 300 places.

M. Collomb a fait cette annonce peu après que le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative française, a validé, contre le souhait du ministère de l'Intérieur, la création de points d'eau et de sanitaires pour les migrants à Calais.

Ceux-ci doivent permettre aux migrants "de boire, de se laver et de laver leurs vêtements", rappelle le Conseil d'Etat. Ce dernier relève également les "carences" des autorités publiques qui peuvent exposer les personnes concernées à des traitements inhumains ou dégradants et qui portent une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale.

Campements sauvages

Le gouvernement redoute la réinstallation de campements sauvages, à l'image de la "Jungle" de Calais. L'immense bidonville avait compté des milliers de migrants jusqu'à son démantèlement fin octobre 2016.

Gérard Collomb a également annoncé lundi avoir demandé un rapport après les accusations de l'organisation Human Rights Watch (HRW). Celle-ci affirme que la police utilise régulièrement du gaz poivre contre les migrants à Calais, y compris pendant leur sommeil.

"Le ministère de l'Intérieur est prêt à prendre en compte tout élément pouvant faire apparaître un comportement contraire aux règles déontologiques", a-t-il assuré, tout en défendant le travail des forces de l'ordre.

Bras de fer

Les associations de défense des migrants sont engagées depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec les autorités sur la question de l'accueil des migrants à Calais toujours présents dans la région, malgré le démantèlement de la "jungle" en octobre dernier. Ils seraient entre 350 et 400, selon Gérard Collomb.

Le président Emmanuel Macron avait assuré la semaine dernière qu'il n'y aurait plus de campement de rue en France "d'ici à la fin de l'année". Avant lui, le ministre de l'Intérieur avait affirmé que Calais ne devait plus être "un abcès de fixation".

ATS