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Sans un coup de chance, la réputation et la crédibilité de la Confédération auraient été durablement ternies par le vol de données au Service de renseignement, admet Ueli Maurer. Le ministre de la défense assure en revanche que la Suisse et ses habitants n'ont guère été menacés dans leur intégrité physique.

Des mesures ont été prises et des contrôles supplémentaires diligentés à différents niveaux pour éviter les fuites. Il s'agit notamment d'examiner quels supports de données externes ont le droit d'être reliés au système informatique du Service de renseignement, a expliqué le ministre dans une interview parue samedi dans la "Neue Zürcher Zeitung".

Selon le conseiller fédéral, l'affaire n'aura pas de conséquences disciplinaires. Aucune négligence n'a été commise, selon lui. Le vol résulte d'une activité criminelle du collaborateur interpellé. Et c'est par hasard que l'affaire a été découverte, admet M. Maurer sans préciser les détails.

Craintes pour la diplomatie

Pour la Suisse, l'enjeu était important. La remise à des tiers de ces informations secrètes aurait eu des conséquences diplomatiques: des Etats étrangers auraient pu se sentir menacés en sachant que des données concernant leurs propres services de renseignement auraient pu tomber entre n'importe quelles mains.

"Imaginez que les Etats-Unis nous aient fourni des données, ou même des pays voisins! Il faudra de nouveau cinq à dix ans pour qu'on nous fasse confiance", s'exclame le conseiller national UDC neuchâtelois Yvan Perrin dans une interview publiée samedi par le quotidien "Le Matin".

Données de toute nature

Ueli Maurer n'a pas voulu s'exprimer sur le contenu des données volées, à savoir plusieurs disques durs, en plusieurs étapes et sur plusieurs semaines. Il aurait permis, par déductions, de connaître le fonctionnement de l'Etat suisse. Des attaques concrètes auraient aussi été possibles.

Membre de la Commission de politique de sécurité, Yvan Perrin affirme que les données "sont de toute nature: des numéros, des plans, des informations sur des rendez-vous, des lieux, etc. Quand on travaille sur un plan criminel, on recoupe toutes les informations. Le moindre détail peut avoir une importance déterminante", précise-t-il.

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ATS