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Les bombardements sur Idleb en Syrie ont débuté la semaine dernière et selon une annonce lundi du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha), ils ont fait 30'000 déplacés.

KEYSTONE/AP Syrian Civil Defense White Helmets

(sda-ats)

Le gouvernement syrien et ses alliés ont repris la semaine dernière les bombardements dans la province d'Idleb. Craignant une offensive de grande ampleur, de nombreux Syriens ont fui vers des villages frontaliers avec la Turquie.

Avec l'appui de la Russie et de l'Iran, Damas prépare une vaste offensive pour reprendre la province Idleb, dernier grand bastion à s'opposer activement au président Bachar al Assad, où vivent trois millions de personnes. Les bombardements ont débuté la semaine dernière et selon une annonce lundi du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha), ils ont fait 30'000 déplacés.

Cela pourrait provoquer "un cauchemar humanitaire comme on n'en a encore jamais vu depuis le début du conflit syrien", a déclaré mardi le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres.

"Destruction totale"

Ali al Mheymid, 50 ans, fait part d'une "destruction totale" du village de Sarjah, qu'il a fui avec sa famille la semaine dernière. "Ils ne faisaient pas de différence entre les civils et les autres", a-t-il déclaré à Reuters depuis un village situé près de Bab al Hawa, point de passage frontalier avec la Turquie.

En compagnie de 13 parents, il loge sous une tente, abri de fortune que la famille occupe après avoir payé un loyer au propriétaire du terrain. Mheymid, père de cinq enfants, raconte que les habitants ont fui par centaines, certains emportant pour seuls biens des couvertures et des ustensiles de cuisine.

"Les gens espèrent que c'est plus sûr ici que là-bas", a-t-il dit. "Il n'y a pas d'échappatoire".

Damas et Moscou affirment qu'ils évitent les civils et ne ciblent que les groupes radicaux inspirés par Al Qaïda.

Pas d'accord

Réunis vendredi dernier à Téhéran, les présidents russe, turc et iranien n'ont pu se mettre d'accord sur un cessez-le-feu à Idleb. Ankara a souligné qu'il ne pourrait pas faire face à un nouvel afflux de réfugiés syriens, qui sont déjà trois millions et demi en Turquie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré dans un article au Wall Street Journal qu'une offensive de l'armée syrienne dans la province d'Idleb serait une menace humanitaire et sécuritaire pour la Turquie, pour l'Europe et au-delà.

L'armée turque, épaulée par des groupes armés, s'est déployée autour du nord-ouest de la Syrie et a installé cette année 12 points d'observation près d'Idleb.

Plusieurs fuites

"Qu'allons-nous faire ? Où allons-nous aller ?", s'est inquiété Mamdouh Abou al Saoud, qui a fui en compagnie de sa femme et leurs trois filles vers un campement informel près de Bab al Hawa.

Depuis le début du conflit, a-t-il dit, ils ont dû fuir à plusieurs reprises, dans le sud de la Syrie, puis à Idleb après la prise de contrôle des forces gouvernementales dans le sud.

"Nous étions venus (à Idleb) avec rien."

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ATS