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Les affrontements meurtriers entre chrétiens coptes et forces de l'ordre au Caire ont relancé lundi les craintes d'aggravation des tensions religieuses et politiques en Egypte. Ces violences sont les plus meurtrières depuis la chute du président Hosni Moubarak en février.

L'armée, au pouvoir, a demandé au gouvernement de mener une enquête rapide pour établir les responsabilités des heurts qui ont fait 25 tués et plus de 300 blessés, selon un nouveau bilan diffusé par la télévision d'Etat.

Le gouvernement du Premier ministre Essam Charaf s'est également réuni en urgence en début d'après-midi. Exhortant ses compatriotes à ne pas céder aux "appels à la sédition", M. Charaf avait dénoncé un "complot pour éloigner l'Egypte des élections" prévues à partir de novembre.

Versions contradictoires

Au moins 40 personnes ont été arrêtées. Les autorités ont annoncé par ailleurs la pendaison lundi d'un homme condamné pour le meurtre de six Coptes en janvier 2010.

Des versions confuses ont continué de circuler sur ces affrontements imputés tour à tour aux manifestants coptes aux militaires et aux forces de l'ordre ou encore aux provocations de "voyous".

Le patriarche copte orthodoxe Chénouda III a mis ces incidents sur le compte "d'inconnus infiltrés" et dénoncé le fait qu'ils puissent être imputés aux manifestants chrétiens. Ahmed al-Tayyeb, grand imam d'al-Azhar, plus haute institution de l'islam sunnite, a de son côté appelé musulmans et chrétiens au dialogue.

L'armée montrée du doigt

D'autres - chrétiens ou musulmans - ont en revanche relevé que les heurts n'avaient pas simplement un fondement religieux mais étaient alimentés par le ressentiment contre la police et le pouvoir militaire.

Les militaires "se montrent très violents car ils savent qu'on ne leur demandera pas de rendre des comptes et qu'ils utiliseront les manifestations de ce type pour accroître la répression en Egypte", a dénoncé Gamal Eid, du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme.

ATS