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Tidjane Thiam, directeur général de Credit Suisse, a annoncé une perte de 983 millions de francs au titre de 2017 (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Credit Suisse reste dans le rouge en 2017, malgré la croissance des affaires. La grande banque accuse une perte nette de 983 millions de francs, plombé par des charges d'impôts sur le bénéfice à hauteur de 2,7 milliards liées à la réforme fiscale américaine.

Le bénéfice avant impôts déclaré s'inscrit, lui, à 1,8 milliard de francs pour l’exercice 2017, en hausse de 4 milliards en glissement annuel, annonce mercredi le numéro deux bancaire helvétique. En 2016, ce dernier avait fait état d'un débours avant impôts de 2,3 milliards et d'une perte distribuable aux actionnaires de 2,7 milliards.

Au seul quatrième trimestre, la perte nette distribuable aux actionnaires se monte à 2,1 milliards de francs à la suite de la nouvelle évaluation des impôts différés dans le cadre de la réforme fiscale aux États-Unis. Pour la même période, le bénéfice avant impôts atteint 141 millions.

Pour mémoire, avant Noël, Credit Suisse avait chiffré à 2,3 milliards de francs la dépréciation liée à la baisse du taux d'imposition sur les entreprises outre-Atlantique. Tout en précisant qu'il s'agissait d'un ajustement comptable ponctuel, avec un impact minimal sur les fonds propres réglementaires. Chez UBS, ces mêmes ajustements ont totalisé 2,9 milliards.

Dans l'ensemble, les chiffres publiés au quatrième trimestre par l'établissement aux deux voiles dépassent les prévisions des analystes consultés par l'agence awp. A la Bourse suisse, l'action Credit Suisse gagnait plus de 3% dans les premiers échanges mercredi.

Année cruciale

Selon Tidjane Thiam, patron de Credit Suisse, 2017 aura été une "année cruciale" dans le plan de restructuration sur trois ans. "Il était essentiel pour nous de prouver que notre nouvelle structure est efficace et que la stratégie conçue en 2015 porte ses fruits", souligne le Franco-Ivoirien dans le communiqué.

Les produits nets déclarés du groupe en 2017 se sont étoffés de 3% sur un an à 20,9 milliards de francs. Les charges d'exploitation ont, quant à elles, diminué de 15%.

L'objectif de réduction de coûts a été atteint pour l’exercice sous revue, avec une base de coûts d'exploitation de 18 milliards de francs à taux constants - ou 17,7 milliards à taux réels. Les économies nettes totales se chiffrent ainsi à 3,2 milliards sur deux ans, pour un objectif visé de 4,1 milliards.

Afflux nets

En ce qui concerne la marche des affaires, la banque suisse universelle (SUB) enregistre son huitième trimestre de croissance consécutive. Ajusté des effets exceptionnels, son bénéfice annuel avant impôts a gagné 8% à 1,9 milliard de francs.

Tidjane Thiam relève la dynamique accélérée dans la gestion de fortune. Les activités de Wealth Management ont progressé à l'aune des bénéfices, des rentrées de nouveaux capitaux et des marges. Les afflux nets d'argent frais y ont grimpé de 27% en comparaison annuelle pour atteindre 37,2 milliards de francs.

La division dédiée à l'Asie/Pacifique a généré 792 millions de francs de bénéfice avant impôts - toujours ajusté, davantage que l'année précédente. Dans la banque d'investissement et les marchés de capitaux (IBCM), le bénéfice avant impôts - toujours ajusté - a bondi de 41% à 419 millions de dollars.

Quant à Global Markets, la division au coeur de la restructuration, elle a vu exploser son bénéfice avant impôts ajusté de 118% au regard de 2016. L'exercice 2018 a, d'ailleurs, démarré sur fond de volatilité élevée, avec des impacts à la fois positifs et négatifs. Sur les six premières semaines de la nouvelle année, l'unité affiche une croissance des revenus supérieure à 10%.

Nouveaux administrateurs

"En 2018, dernière année de notre plan de restructuration, nous continuerons d’exécuter notre stratégie de manière rigoureuse et de générer de la valeur pour nos clients et nos actionnaires", affirme Tidjane Thiam. Malgré les charges qui ont plombé le dernier trimestre, l'établissement escompte une croissance positive des affaires suite à la réforme fiscale américaine.

Aux Etats-Unis se prépare l’application de l’impôt visant à éviter la fraude et l’érosion de l’assiette fiscale (BEAT, base erosion and anti-abuse tax). Credit Suisse juge "élevée" la probabilité de ne pas être soumis à ce régime en 2018.

Après la révision de la politique en matière de dividendes, les actionnaires se verront proposer lors de l'assemblée générale du 27 avril un versement entièrement en espèces à hauteur de 0,25 franc par action. Par la même occasion, le conseil d'administration proposera d'élire Michael Klein et Ana Paula Pessoa en tant que nouveaux membres de l'organe, à la suite du retrait de Richard Thornburgh.

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ATS