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Le nombre de jugements pénaux de mineurs est resté globalement stable en 2010 par rapport aux années précédentes. Entre 2009 et 2010, il a augmenté de 3%, suite à une hausse du nombre d'infractions au code pénal et à la loi sur les stupéfiants, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Parmi les infractions, celles commises avec violence, qui représentent 16% du total, ont connu une hausse de 9,5%, passant de 2392 à 2619. La majorité de ces infractions sont des condamnations pour voies de fait (32,2%) et pour lésions corporelles simples (28,9%). Les rixes, bien que peu nombreuses par rapport à la totalité des infractions avec violence, ont plus fortement augmenté par rapport aux autres entre 2009 et 2010, passant de 5,2% à 7,6%.

Les infractions au code pénal ont passé de 66,8% en 2009 à 67,7% en 2010, soit une augmentation de 509 cas. Le nombre d'infractions à la loi sur les stupéfiants (en majorité pour consommation de drogue) a lui aussi légèrement augmenté pour se situer à 4578 cas (+0,8 point).

Pas de surreprésentation

Les données statistiques ne montrent pas de surreprésentation manifeste d'un groupe de la population par rapport à un autre: 80,2% des mineurs poursuivis pour des affaires de drogues sont suisses. Les mineurs requérants d'asile ne sont que 2,9% dans cette situation. Les jeunes étrangers domiciliés en Suisse sont quant à eux 15% à être jugés pour de telles infractions.

En 2010, il y a eu 15'646 jugements pénaux de mineurs âgés de 10 à 17 ans, sur les 680'298 mineurs domiciliés en Suisse.

L'OFS précise que ses statistiques "ne reflètent que partiellement la réalité de la criminialité" mineure. Les données ne prennent en compte que les infractions qui ont été découvertes ou qui ont fait l'objet d'une plainte. Les affaires classées n'entrent pas non plus dans la statistique.

ATS