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Nouvelle épreuve de force pour le président régional Carles Puigdemont (archives)

KEYSTONE/EPA EFE/ANDREU DALMAU

(sda-ats)

Trois membres de l'exécutif séparatiste de la région de Catalogne (nord-est de l'Espagne) ont quitté le gouvernement. Ces retraits interviennent alors que le référendum d'autodétermination interdit par la justice espagnole est prévu le 1er octobre.

"Ils ont pris la décision de se mettre à l'écart", a annoncé le président régional Carles Puigdemont, en annonçant le départ de la porte-parole du gouvernement Neus Monté et des deux ministres régionaux Jordi Jané (intérieur) et Meritxell Ruiz (éducation) en première ligne pour l'organisation du scrutin.

L'annonce intervient alors que début juillet M. Puigdemont avait déjà annoncé le départ d'un autre membre du gouvernement régional qui avait exprimé des doutes sur la viabilité du réferendum interdit par Madrid.

"L'Etat a tant de force qu'il est probable que nous ne puissions pas organiser le référendum", avait déclaré ce responsable, Jordi Baiget, dans un entretien publié par un quotidien indépendantiste.

Madrid fait pression

Les menaces de Madrid se sont multipliées à l'encontre des fonctionnaires qui accepteraient de participer à l'organisation du scrutin et des entreprises qui fourniraient la logistique. Sur eux pèsent l'épée de Damoclès de poursuites pénales et d'inhabilitations voire de coûteuses amendes.

Depuis plusieurs jours, la presse catalane et madrilène évoquait une "crise" au sein du gouvernement catalan. Son vice-président Oriol Junqueras avait insisté sur la nécessité de prendre les décisions de manière collective en vue du référendum, afin d'assurer l'union face à ces menaces judiciaires.

Il a refusé d'assumer seul la responsabilité.

Carles Puigdemont a ensuite eu des conversations avec chaque membre de l'exécutif cette semaine, a-t-il dit. Désormais, "les décisions se prendront de manière coresponsable et solidaire", a annoncé Oriol Junqueras lors de la même conférence de presse.

ATS