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Depuis plus de 80 jours, le Venezuela est confronté à une vague de manifestations contre le président Nicolas Maduro au cours desquelles 74 personnes ont été tuées.

KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ

(sda-ats)

Les pays de l'Organisation des Etats américains (OEA) ne sont pas parvenus à émettre mercredi une résolution sur la crise politique au Venezuela au dernier jour de leur 47e assemblée générale à Cancun au Mexique. Une manifestation a perturbé la réunion.

Certains pays souhaitaient intégrer dans une résolution sur les droits de l'Homme la création d'un "groupe de contact" qui accompagnerait au Venezuela le dialogue entre le gouvernement et l'opposition.

"La résolution sur les droits de l'Homme a été rédigée et elle n'inclut pas le groupe de contact", a déclaré devant la presse Luis Alfonso de Alba, représentant du Mexique à l'OEA, un des principaux promoteurs de ce texte.

Vingt pays avaient appuyé cette résolution lundi. Mais il fallait obtenir au moins 23 votes sur 34 lors des sessions consultatives qui ont suivi, ce qui a été impossible. Parmi les pays soutenant cette résolution figuraient notamment les Etats-Unis et le Mexique.

Interruption

Aux cris de "Assassins! Assassins!", une poignée d'opposants vénézuéliens, parmi lesquels cinq députés, ont interrompu brièvement la session de clôture de l'assemblée.

"De quel côté êtes-vous, celui de l'histoire ou celui des assassins?", interrogeait le député vénézuélien Luis Florido devant la presse après cette interruption. "Tandis qu'ils discutent et comptent les votes, au Venezuela nous comptons les morts", dénonçait l'opposant en exil Carlos Vecchio.

Pour des raisons de "procédure", la dernière chance de parvenir à émettre une résolution sur le Venezuela lors de ce sommet était sous l'angle des droits de l'Homme, a expliqué M. Alba.

Droits humains

La ministre vénézuélienne des Affaires étrangères Delcy Rodriguez, présente à Cancun, avait averti mardi le sous-secrétaire d'Etat américain John J. Sullivan que les Etats-Unis auraient à envoyer "leurs Marines" pour imposer une telle résolution de la OEA. "Il n'y a pas de crise humanitaire, pas de prisonniers politiques, il y a des personnes violentes qui ont commis des crimes graves", avait déclaré Mme Rodriguez.

Une résolution devant appeler le président vénézuélien Nicolas Maduro à revoir son projet de réforme de la Constitution, à garantir les droits de l'Homme et à entamer un dialogue avec l'opposition avec l'aide de pays étrangers, avait précédemment échoué lundi.

Depuis plus de 80 jours, le Venezuela est confronté à une vague de manifestations contre M. Maduro au cours desquelles 74 personnes ont été tuées. Mardi, la Cour suprême de ce pays a autorisé l'ouverture de poursuites contre la procureure générale de la Nation, Luisa Ortega, seule voix dissidente au sein du camp du président Maduro.

ATS