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Un cessez-le-feu immédiat est demandé par les ONG aux membres de l'ONU (archives).

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

Vingt-deux organisations, dont Handicap International et Médecins du Monde, ont demandé lundi aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU de prendre des mesures pour instaurer un cessez-le-feu au Yémen. Elles exigent encore qu'il mette fin à la crise humanitaire.

"Le Conseil de sécurité peut et doit faire davantage pour protéger les civils des horreurs du choléra, de la faim et des attaques indiscriminées de toutes les parties au conflit", expliquent lundi les ONG signataires dans un communiqué. Pour elles, l'ampleur et la rapidité de ces crises multiples exigent que le Conseil de sécurité brise le silence qu'il garde depuis un an sur la situation au Yémen.

La crise humanitaire au Yémen est désormais la plus importante au monde: plus de 18 millions de personnes ont besoin d'aide et déjà sept millions sont menacées la famine. Ces chiffres s'ajoutent aux plus de 50'000 victimes civiles du conflit armé.

La rapide propagation de l'épidémie de choléra est une catastrophe sanitaire qui ne fait qu'ajouter à l'urgence d'une situation. On compte plus de 40'000 cas de choléra soupçonnés dans 18 des 22 gouvernorats du Yémen, plus de 400 décès et l'OMS prédit qu'environ 300'000 personnes au Yémen pourraient être infectées dans les six mois à venir.

Solution politique

"La crise du Yémen n'est pas une fatalité, elle est le résultat direct du conflit armé et la seule aide ne peut tout résoudre", selon les ONG, qui réclament une solution politique.

La situation exige également que les pays qui alimentent la guerre en fournissant des armes ou soutiennent politiquement des parties au conflit - dont certains membres du Conseil de sécurité - cessent de le faire immédiatement. "Le Conseil de sécurité peut aider à initier des actions concrètes qui auront une incidence immédiate et positive sur la vie des Yéménites", poursuivent les ONG.

Cet appel intervient alors que le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déploré il y a peu que les belligérants ciblent de plus en plus fréquemment hôpitaux et médecins et a exhorté les Etats à faire respecter les lois humanitaires dans ce domaine.

ATS

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