Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'économie suisse, affaiblie par le franc fort, la crise de la dette européenne et la conjoncture mondiale, verra sa croissance nettement ralentir en 2012, estime economiesuisse. L'organisation table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,5%.

L'économie suisse se trouve dans une situation extrêmement délicate, a relevé lundi à Zurich Rudolf Minsch, le chef économiste d'économiesuisse, la Fédération des entreprises suisses. Du fait de la forte hausse du franc ce deux dernières années, un processus de mutation est en cours.

Les entreprises ont dû réaliser d'importants gains de productivité et cela en l'espace de quelques trimestres. La plupart des solutions, comme l'augmentation des achats à l'étranger, la relocalisation d'emplois ou le gel des effectifs, affaiblissent sensiblement la dynamique économique.

Entreprises pénalisées

La force du franc ne pénalise pas seulement les firmes tournées vers l'exportation, a noté M. Minsch. La chaîne de la sous-traitance, qui doit se battre pour décrocher des contrats, et le commerce de détail, lequel doit affronter le tourisme d'achat à l'étranger, sont aussi touchés. Tout comme les importateurs et les grossistes, concurrencés par les importations directes.

Toute l'économie pâtit de la cherté du franc. Le processus d'adaptation va se prolonger une bonne partie de l'an prochain, cette phase de mutation étant appelée à durer. Pour mémoire, en juin, economiesuisse tablait encore sur une croissance de 1,7% l'an prochain.

Lié à la crise de l'euro

Mais depuis l'été les conséquences de la crise de la dette européenne sur la Suisse sont palpables, avec un net ralentissement conjoncturel sur les principaux marchés d'exportation. Et elles s'intensifieront en 2012, la zone euro devant stagner sur le plan économique.

Surtout soutenue par le marché intérieur, la croissance future de l'économie helvétique dépend de l'évolution de la crise de la dette dans la zone euro.

Sur le front de l'emploi, la demande de travailleurs qualifiés va se maintenir et les personnes victimes de licenciement retrouveront souvent rapidement du travail. Le taux de chômage ne devrait que modérément progresser à 3,6% contre 3,1% en 2011.

ATS